Lundi dernier très tôt, un commando mené par un jeune lieutenant du nom D’OBIANG s’empare de la télévision et y diffuse un message. Message dans lequel il dit s’emparer du pouvoir pour mettre fin au mandat du président BONGO qui se trouve en convalescence au Maroc. Ce coup d’État ou plutôt « coup d’éclat » a duré juste le temps d’un feu de paille. 
Ma position sur cet événement est que dans cette Afrique du 21e  siècle, nul ne peut tolérer un coup de force. Cela est indéniable. Mais en même temps, osons nous aventurer un peu plus en profondeur dans la politique au Gabon. Comme nous le savons tous, un BONGO en a remplacé un autre. Et dans quelles conditions ? Une élection présidentielle qui a fait des morts. Un opposant, Jean PING qui vit pratiquement reclus dans sa résidence qui lui sert de pays. 
Pays très important dans le dispositif des intérêts de la France que dis-je de la Françafrique ou France à fric, la famille BONGO apparaît telle une monarchie dans le royaume Gabon. Tout est verrouillé pour que le clan perdure à la tête du pays. Vu cet état de fait, il apparaitrait évident que des gens cherchent par tous les moyens à les dégager de là. Nul ne serait étonné qu’il y ait d’autres tentatives. A moins que ce ne soit une pièce de théâtre savamment orchestrée justement pour faire ressentir de la compassion envers le président souffreteux qui penserait plus à son pouvoir qu’à sa convalescence! Mais revenons à notre idée maîtresse, celle d’un coup d’Etat ou d’éclat véritable!  Et là voyez-vous, ce jeune lieutenant a peut être montré à d’autres qu’avec plus de préparation, le régime pourrait tomber.  Pour vu que cela serve de leçon à tous ces dirigeants africains qui pensent avoir tout verrouillé pour demeurer ad vitam aeternam au pouvoir. Tant que le peuple sentira l’avenir sans issue, des tentatives pour vous renverser, il y ‘en aura toujours. Et sachez ceci, l’œil ne voit pas ce qui le casse. Vous ne pourrez pas parer à l’attaque qui vous fera tomber. À bon entendeur, on ne veut plus de coups de force !

PAUL KOUADIO DE POY

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