Deux ivoiriens l’un banquier et l’autre informaticien croupissent dans des prisons gabonaises, pour diverses raisons…

Yeo Sihifowa Namogoh avait été recruté par l’équipe de Jean Ping, pour compiler les résultats de la présidentielle, selon RFI. Les autorités gabonaises, elles, accusent l’Ivoirien d’être un cybercriminel venu trafiquer les données de l’élection, envoyé par un ex-conseiller de la présidence ivoirienne Jean-Marc Zoé. Le jeune homme de 35 ans est derrière les barreaux à Libreville depuis le 31 août. Sa famille à Abidjan elle, n’a de cesse de s’inquièter. Yeo Sifowa Namogoh serait arrivé le 11 août dernier à Libreville. Sa mission, selon lui, était de collecter les résultats des élections gabonaises pour donner en temps réel les tendances. Alors qu’il avait déjà accompli un tel travail en Guinée et au Congo Brazaville, on l’accuse au Gabon, d’être un cyber criminel. Appellation de trop ? Puisque ce jeune informaticien pétri de talents, offre ses services avec certains de ses amis, comme tout jeune cadre formé en Côte d’Ivoire, sans emploi. Il aurait même travaillé avec l’administration ivoirienne sur certains sujets.

Le gouvernement ivoirien entre le marteau et l’enclume

Le gouvernement ivoirien on se le rappelle avait reçu le ministère des Affaires étrangères gabonais d’alors après les élections contestées de 2016, pour recoller les relations diplomatiques entre ces deux pays. Entre temps, Ali Bongo, recherchait des soutiens de poids face à l’opposant Jean Ping qui clamait lui aussi avoir gagné ces élections. Tout semblait repartir alors de plus belle entre ces deux pays –surtout que certains ivoiriens avaient pris une part active dans la compilation des données créant des bisbilles entre le Gabon et la Côte d’Ivoire- sans qu’on ne parle du jeune Yéo Sifowa, toujours détenu. Même le lobbying de la famille auprès des autorités, n’a pas encore produit de fruits. En effet le père du jeune informaticien aurait rencontré le Président Alassane Ouattara lors de sa tournée à Korhogo, lequel aurait promis tout faire pour démêler l’écheveau. Mais rien n’y fit ! Encore que les services du ministre des Affaires étrangères d’alors Albert Mabri Toikeusse avaient été approchés, et avaient demandé aux parents de patienter, et que ce problème se réglerait avec le temps, de la patience, mais par voie diplomatique. Quand certains pays se battent pour rapatrier certains de leurs ressortissants quand le problème est plus politique qu’infractionnel, la Côte d’Ivoire elle, attend certainement le bon moment…A moins que Yéo Sihifowa n’ait été oublié dans les geôles gabonaises ! Cela nous rappelle le cas de l’ivoirien ex-directeur général de BGFI Bank-Gabon, Edgard Théophile Anon – limogé par la banque dans le cadre de l’affaire de trafic de cartes bancaires portant sur la somme d’1,9 milliard de FCFA – et inculpé avec huit autres cadres de la principale filiale du groupe BGFI Bank pour « association de malfaiteurs et complicité de vol aggravé » ; alors que lui, sa famille et certains de ses coreligionnaires de grandes écoles de formation occidentales à travers des voies officieuses, continuent de clamer son innocence. Ça donnerait beaucoup à réfléchir par deux fois, aux Ivoiriens qui aimeraient exporter leurs talents (non reconnus en interne ?)!

KONE YAO

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