Depuis quelques mois, les habitués des gares routières ont dû remarquer qu’il est difficile de voyager en toute quiétude à l’heure et au moment choisi sans crainte de retard de véhicule. Le temps d’attente dans les compagnies n’excédait pas deux heures. Hormis les périodes des fêtes et la rentrée scolaire. Mais désormais, Il faut se réveiller de bonne heure pour espérer voyager en toute quiétude. Insuffisance de cars, irrégularité des départs sans oublier la magouille agissante. Aussi incompréhensible que soit le fait qu’il y a une légion de compagnie surtout celles qui font la ligne Abidjan-Yamoussoukro et Bouaké. Du côté de Union des Transporteurs de Bouaké (UTB), la norme c’est être à la gare à 10 heures et monter à bord d’un car aux alentours de 16 heures.

L’Ivoirien étant ingénieux, il a trouvé le moyen de tirer profit de cette situation. Il suffit de payer mille francs à un chargeur ou celui qui est censé vérifier les tickets et hop, vous vous retrouvez dans un car sans qu’il ne soit le vôtre. C’est ainsi qu’une personne ayant le 11ème départ se retrouve dans le 5ème départ. Il faut donc prévoir mille francs de plus sur le transport si vous êtes pressés. Ce qui entraîne des bagarres et, des cris… Chacun veut se trouver une place et partir plus tôt. Malgré l’acquisition de plusieurs véhicules le problème semble ne pas trouver de solution. Selon un «chargeur» de la gare de Yamoussoukro, cela est dû au fait que la compagnie a créé de nouvelles destinations dans l’intérieur du pays sans compter les locations des véhicules par moments.

Mais bon ! Ce qui est inquiétant c’est que ce n’est pas seulement la plus ancienne des compagnies, UTB, qui connaît cette affluence. Toutes les nouvelles comme Malex, AVS, BSC sont dans la mouvance négative… Il devient de plus en plus difficile voire impossible de faire un aller-retour dans l’une de ces destinations. Malgré la création d’un service pour les réservations, le problème perdure. Il est signifié qu’avec la réservation, vous êtes prioritaires à la gare. Mais surtout n’allez pas croire que cela annulerait les heures d’attente. Personne ne sait ce qui se passe. On vous répond seulement “patientez” ou “attendez ! Vous aurez un car”. Pendant ce temps les minicars appelé dinar deviennent le recours des personnes «pressées». En attendant de savoir ce qui se passe, il est à noter que l’inflation dans a repris du service dans le domaine du transport.

BLÉDJA PRISKA

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