Le Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le Professeur Bakayoko-Ly Ramata, a présidé, récemment à Abidjan, un atelier consacré à la présentation de la politique et de la stratégie d’élaboration des contrats de performance des Institutions d’enseignement supérieur et de recherche.

Au cours de cette rencontre, le Président de la Conférence des Présidents des Universités Publiques de Côte d’Ivoire, le Professeur Lazare POAME, Président de l’Université Alassane Ouattara, a rappelé que ces concertations avec les partenaires techniques et financiers devraient se traduire par une appropriation de l’esprit, la lettre et la démarche qui doivent structurer ces Contrats et se muer en une contribution méthodologique et financière.

Selon lui, le contrat étant l’expression d’une relation dyadique et dialogique, juridiquement codifiée et éthiquement marquée, les choix que devront opérer les acteurs des Universités et grandes Écoles, les partenaires et l’État de Côte d’Ivoire seront cruciaux.

« Les premiers, appelés à engager leur réputation, leurs savoirs et savoir-faire et les derniers, à prendre le risque d’un engagement financier au prorata d’objectifs somme toute ambitieux, fixés d’un commun accord » a-t-il expliqué.

Il a affirmé qu’avec ses pairs « les Contrats de Performance sont aussi des Contrats de confiance entre le Ministère de tutelle et la communauté universitaire. Plus exactement, il s’agit de mesurer loyalement le rapport entre les résultats attendus et les moyens mis à la disposition de nos établissements par le Gouvernement » .

Dans un tel contexte, a-t-il soutenu, l’on mesure les enjeux des choix que devront opérer les acteurs des Universités et grandes Écoles, les partenaires et l’État de Côte d’Ivoire. « Les premiers, appelés à engager leur réputation, leurs savoirs et savoir-faire et les derniers, à prendre le risque d’un engagement financier au prorata d’objectifs somme toute ambitieux, fixés d’un commun accord ». Selon le Professeur Lazare POAME, « la logique qui structure les Contrats de Performance est celle d’une rationalité téléologique souple dont la représentation sensible et tangible est la feuille de route. Celle-ci présuppose, au propre comme au figuré, un chemin, un cheminement et une démarche, entendue comme marche physique ou théorétique » .

À l’effet de rendre cette marche rassurante pour tous, « c’est-à-dire sans claudication, Madame le Ministre, le Professeur Bakayoko-Ly Ramata, a préconisé la méthodologie connue sous la dénomination de l’approche participative. Cette option, faut-il le souligner, est le fruit de sa longue expérience dans le domaine du management des Universités. Par cette démarche, qui est une marche solidaire, les acteurs des Universités et des grandes Écoles sont invités à esquisser les pas de la discursivité constructive, de la dialogique et de la participation sans feinte » .

Avec les Contrats de Performance, a expliqué le Professeur Lazare POAME, « l’Enseignement supérieur amorce un tournant qui est l’équivalent de la Khere dont parlait Heidegger, résolu à changer de paradigme et à dépasser les orientations classiques de la pensée philosophique. Pour l’Enseignement supérieur, il s’agit de dépasser le système de pilotage classique des Universités et grandes Écoles, de prendre le risque que l’on n’osait prendre dans un espace déclaré zone sensible. Mais puisqu’il s’agit moins d’un haut risque que d’un beau risque, le Ministère et les acteurs des Universités et des grandes Écoles ont eu moins de mal à s’accorder sur la nécessité d’aller au contrat, inscrit dans un processus de co-construction continu et de consolidation permanente de la compétitivité des Institutions d’Enseignement supérieur » .

Il n’a pas manqué de souligner les efforts de l’Etat de Côte d’Ivoire, soucieux de donner à l’Enseignement supérieur les outils nécessaires à l’implémentation des bonnes pratiques managériales et de la Recherche-Action dans notre mésosphère sociopolitique.

À côté de ces efforts du Gouvernement, qui appellent une gratitude sans cesse renouvelée, il a noté qu’il y a ceux des principaux acteurs de l’Enseignement supérieur, perceptibles, entre autres, à travers les plans d’orientation stratégique élaborés par les Universités et Grandes Écoles publiques et la révision des offres de formation, conformément aux exigences du système LMD. À cela, s’ajoutent la formation à la méthode de Gestion Axée sur les Résultats (GAR) et l’établissement d’un état des lieux exhaustif qu’impliquent les Contrats de Performance.

Bien avant, le Professeur Lazare POAME a remercié pour leur présence, le Ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Poste, Porte-parole du Gouvernement, M. Bruno Nabagné Koné, le Ministre de l’Éducation Nationale, de l’Enseignement Technique et de la Formation professionnelle, Madame Kandia Camara, le Ministre de la Santé et de l’hygiène Publique, Madame Raymonde Goudou et le Ministre de tutelle, le Professeur Bakayoko-Ly Ramata, ainsi que les Présidents des Universités et les Directeurs généraux des grandes Écoles, pour leur ferme volonté de répondre aux exigences de la mondialisation et pour leur contribution à l’élaboration des Contrats de Performance à partir des plans d’orientation stratégique ou projets d’établissement dûment élaborés.

Commentaires Facebook