La Côte d’Ivoire veut vraiment être un pays émergent à l’horizon 2020. Les Ivoiriens – de souche, d’emprunt ou d’adoption ont bien compris cette aspiration- ont commencé à forcer les flux et reflux de la Méditerranée, pour amerrir aux portes de l’Europe. On parle de 13000 selon des chiffres des Européens, quand le gouvernement ivoirier parle de 2000. Il y’a un vrai gap communicationnel, ou des faits. C’est le récent Conseil des ministres du 13/4, qui produit avec vigueur, un démenti : «Le Conseil a adopté une communication relative au phénomène migratoire en Côte d’Ivoire. L’Ambassade d’Italie en Côte d’Ivoire fait état de l’arrivée de treize mille (13 000) immigrés ivoiriens sur les côtes italiennes au cours de la période du 1er au 31 décembre 2016. Face à cette situation, le Gouvernement a dépêché une mission en Italie afin d’évaluer la situation et de faire l’état des lieux de ce phénomène migratoire. A la suite des conclusions de cette mission, il convient de noter que le phénomène migratoire a atteint des proportions inquiétantes en Afrique en général et en Côte d’Ivoire en particulier.

Toutefois, seuls environ deux mille (2000) immigrés ont formellement été identifiés comme étant réellement des Ivoiriens, sur les treize mille (13 000) présumés ivoiriens. Les autres migrants présumés Ivoiriens, sont en réalité des nationaux d’autres Etats de la sous-région ou des personnes non originaires de l’Afrique de l’Ouest qui, pour certaines, ont seulement résidé en Côte d’Ivoire.»

Et depuis que le gouvernement se creusait les méninges, il a enfin trouvé la solution. Euréka ! il faut parer au plus pressé, et procéder à «- l’organisation de campagnes de sensibilisation afin de prévenir les populations contre les phénomènes migratoires illégaux;

– l’établissement d’un cadre technique de coopération entre l’Italie et la Côte d’ Ivoire pour l’identification des migrants présumés Ivoiriens dès leur arrivée sur les côtes italiennes;
– le renforcement des moyens de répression et de détection des réseaux de passeurs ; – la réactivation, dans un délai de six (6) mois, de la carte de résident biométrique pour les ressortissants hors CEDEAO;
– l’accélération de la mise en œuvre de l’identifiant unique, pour une meilleure traçabilité biométrique des citoyens ivoiriens.» Il faut faire vite, avant qu’il n’y ait un jumelage entre Daloa –terre de départ des migrants en Côte d’Ivoire- et Lampedusa –un des points d’ancrage de ces migrants- ne fassent un jumelage!

KONE KOUAKOU

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