L’Etat ivoirien a affirmé haut et fort à travers la Ministre de l’Education Nationale, de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle Kandia Camara, que les cotisations du COmité de Gestion Scolaire (COGES) sont décidées librement par les parents, eux-mêmes. Personne donc ne les oblige à se dépouiller au profit de la scolarisation de leurs enfants. Mais ce qu’elle oublie de dire par la même occasion, et que le site ivoiregnerie.com tente à travers ces lignes de lui faire comprendre, c’est que ces structures qui devaient bénéficier de la subvention étatique, n’en ont malheureusement pas : Certaines ont vu leurs subventions baisser carrément, quand d’autres n’en ont pas du tout ! Dans une telle circonstance, c’est aux parents à travers ce regroupement qu’on appelle COGES, de mettre la main à la poche, pour pouvoir permettre une scolarité normale à leur progéniture dans un cadre des plus adéquats.

On dit que l’école est gratuite, mais on laisse la latitude aux parents – qui n’en ont vraiment pas le choix – de cotiser pour assainir le cadre de scolarisation et faciliter le travail des enseignants. Très belle métaphore comme pour dire que l’Etat demandait aux parents de payer de l’argent outre les droits d’inscription, mais sans vraiment le dire. Et chose encore plus surprenante, c’est que dans le budget des COGES qui ne bénéficient que de peu ou de rien du tout de la part des autorités, il faille reverser 5% au ministère de l’Education nationale. C’est sûrement un geste qui n’est aucunement obligatoire, n’est-ce pas, Mme la ministre et nouvelle secrétaire générale du RDR! En somme, 5% de l’argent des parents est encore reversé à la tutelle – outre le droit d’inscription que notre ministre dit unique sans autres frais – pour qui l’école est pourtant gratuite. Un autre pan de la gratuité extraordinaire, c’est que les droits d’inscription qui devaient dans leur majeure partie revenir aux écoles concernées, ne le seraient que de manière très infime. Raison valable (?) alors pour les responsables d’établissement de faire de la plus-value pour pouvoir boucler à bon ou à mauvis escient, leur vrai-faux budget. Avec cela, on brandit des plaintes en justice contre la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI) parce qu’elle essaie d’attirer l’attention de la population et partant des autorités, sur cet état de fait. Côte d’Ivoire, quand la gratuité de l’école est vraiment ciblée!

KONE YAO

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