Les travaux des premières Assises de la jeunesse ivoirienne ont eu lieu dans seconde semaine de novembre 2009, au centre de conférences du ministère des Affaires étrangères à Abidjan, à l’initiative de la Coalition pour le changement (CPC) de Touré Mamadou autour du thème : « La jeunesse ivoirienne face aux enjeux des futures élections ».  Un acte des assises devrait être remis aux décideurs politiques pour exprimer les attentes des jeunes, d’après l’organisateur en chef, Touré Mamadou. L’une de ses recommandations a été relative à l’organisation, chaque deux ans, des assises de la jeunesse ivoirienne. Dans la suite logique des choses, ainsi se succéderont les différentes Éditions. Les deuxièmes assises de la jeunesse ivoirienne les 28, 29 et 30 juillet 2011. En novembre 2013, auront lieu les troisièmes Assises de la jeunesse. Du 23 au samedi 28 mars  2015, au Palais des sports de Treichville, les quatrièmes assises de la jeunesse ont lieu avec pour thème : « Investir dans la jeunesse, un pari pour l’avenir ».

Depuis lors, silence radio jusqu’à ce que le premier responsable soit passé de  conseiller spécial du président de la République à Secrétaire d’État pour ravir le poste de ministre de la Promotion de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, Porte-parole adjoint du Gouvernement au sein du gouvernement d’Amadou Gon Coulibaly et porte-parole unique du RDR.

Des assisses aux états généraux de la jeunesse…0

Touré Mamadou dépoussière son projet des Assises. Mais cette fois-ci, il prend le soin de changer de nom. Mais à y voir de prêt, le contenu reste inchangé. Un folklore de panels destiné à un public qui aspire à des propositions concrètes que des assemblées festives. Pour ce qui est du budget de l’organisation de cette fête foraine : omerta. Mais la question qui taraude le citoyen lambda est de savoir le bien-fondé de l’organisation des états généraux de la jeunesse, avec des cyber-activistes déchainés à mort,  pour un pays qui n’a que « 2% de taux de chômage » (l’expression est du gouvernement) ?

Quand on sait que 70% de la population ivoirienne est jeune et  que cette jeunesse constitue  49% de l’électorat, il faut bien lui servir un mirage en attendant 2020.  Mais pendant ce temps, alors qu’on scrute l’émergence, les espoirs des jeunes s’effondrent dans la méditerranée, du côté de Lampedusa.

Commentaires Facebook