Parti aux Etats-Unis dans le cadre des Réunions du printemps du Groupe de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire International (FMI), le Premier ministre ivoirien, Amadou Gon Coulibaly a rencontré la diaspora ivoirienne avec laquelle il a échangé sur la situation du pays. Qu’il a présentée comme très rose ; on se comprend, n’est-ce pas ? Il a d’abord demandé aux Ivoiriens présents dans ce pays de venir prendre une part active au développement du pays ; On se demande bien s’il sait ce qu’il dit, notre Gon, national ! Demander à des Ivoiriens de tout laisser pour revenir au bercail quand on sait que les conditions ne sont pas tout à fait idoine pour qu’il s’insère dans le tissu économique ? Non merci monsieur le Premier ministre on préfère attendre, ont-il sûrement murmuré, à la suite de cette invite, puisqu’ils sont tous au fait des réalités ivoiriennes. Si Coulibaly Non Karna le président de l’Autorité nationale de régulation des marchés publics (ANRMP) était dans la salle, il lui aurait à coup sûr, porté la contradiction ! Mais Gon Coulibaly leur dira que tout va dans le meilleur des mondes, puisque «le pays va bien, la paix et la sécurité sont revenues et les perspectives économiques sont bonnes. Le Gouvernement travaille à ce que tous les Ivoiriens, même ceux de l’extérieur bénéficient des retombées de la croissance continue». Les fonctionnaires ivoiriens qui sont en grève pour réclamer le stock des arriérés de dette, bénéficient eux aussi, sûrement des fruits de la croissance! Il les a invités au forum de la diaspora en mai ivoirien, avant de faire avaler la couleuvre à son auditoire : «La crise difficile que nous avons connu a pris fin en 2011 et depuis, le président de la République a lancé un processus de réconciliation nationale. Il n’est donc pas exact de dire qu’il y a des prisonniers politiques en Côte d’Ivoire car personne n’est en prison pour ses opinions politiques. Tous ceux qui ont été arrêtés dans le mouvement de la crise ont été remis en liberté. Dans la vie politique ivoirienne, toutes les forces y sont représentées et il y a des coalitions qui se créent sans problème. Depuis 2012, il y a des atteintes à la sureté de l’Etat à travers des attaques de commissariats et de camps et ceux qui sont en prison aujourd’hui ont tenté de troubler la quiétude de l’Etat… Il faut bien situer les responsabilités de tous les côtés, ensuite, la constitution donne les moyens au président de prendre des décisions en tout état de cause. Mais cela se fait lorsque la justice a fait son travail et elle le fait.» Et depuis lors, la justice ne finit pas son travail…

KONE KOUAKOU

Commentaires Facebook