«Le concours est exclusivement réservé aux instituteurs adjoints avec le niveau BEPC cette année. Mais, je voudrais vous informer que nous avons des candidats qui ont la maîtrise, la licence, le BAC… Ça veut dire que la fonction enseignante intéresse de plus en plus les jeunes et je m’en félicite». A affirmé la ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement technique, et de la Formation professionnelle, courant moi de mai dernier.

Mais ce que la nouvelle secrétaire générale du RDR oublie, c’est que les nouveaux instituteurs – puisque la plupart des admis récents avaient au moins le niveau BAC – c’est que c’est le manque d’emplois qui a créé cet engouement massif pour ces diplômés qui errent sans occupation aucune. Et ce concours à leur portée est une aubaine pour avoir sa pitance quotidienne. Et là, ils se sont tous fait avoir, ces nouveaux enseignants! Parce qu’en réalité le ministère voulait de bons enseignants avec de bonnes formations pour un enseignement de qualité, avec des salaires au rabais. Puisqu’ils seront recrutés en tant que titulaires du BEPC, et que les autres diplômes ne conteront aucunement. Ils seront donc dans la Fonction publique, avec le grade B3, très inférieur à celui qu’ils auraient du avoir si leurs diplômes finaux étaient pris en compte.

Des syndicats d’instituteurs avaient approché les postulants pour leur expliquer le danger qu’ils encourraient, mais la faim et la soif inextinguible d’être fonctionnaires, ont pris le dessus. En effet ils devront évoluer pendant au moins 5 ans comme instituteurs adjoints donc sous-payés contrairement aux instituteurs ordinaires recrutés avec le BAC, pour le même travail. Et leur évolution se fera sur concours, où le nombre de places est très limité. On pourrait donc avoir la maîtrise, être admis en tant qu’instituteur adjoint, et ne devenir instituteur ordinaire qu’après des lustres, l’avancement de facto sur présentation du diplôme supérieur étant impossible. Ça ressemble à tout point de vue a raccrochage instauré en 1991 par notre Président, alors premier ministre ou responsable du comité interministériel. Mais ici, personne ne pourra crier à l’arnaque!

KONE YAO

Commentaires Facebook