Le Conseil des Ministres du mercredi 1er aout 2018, a annoncé la révocation de Monsieur Noël Akossi Bendjo de ses fonctions de Maire de la Commune du Plateau pour « graves déviations dans la gestion des fonds communaux ». Après cette décision du gouvernement, le PDCI dans un communiqué lu par son Porte-parole N’dri Kouadio Narcisse en date du le 02 aout 2018, indique que « bien qu’attaché au principe de la gestion rigoureuse et transparente des finances publiques, s’étonne cependant de la précipitation avec laquelle cette décision de révocation du Maire Noël Akossi Bendjo a été prise. »

Les jérémiades de Bédié

Ainsi le Bouddha de Daoukro marque son indignation et rappelle les précédentes décisions de révocation et de limogeage qu’il juge d’illégales et d’injustifiées. « Le PDCI-RDA constate que cette révocation vient s’inscrire dans une série qui cible ses élus et ses cadres Militants ; notamment le limogeage de l’Inspecteur Général d’Etat Emmanuel Niamien N’goran et la suspension illégale du Président du Conseil Régional du Hambol, le Ministre Jean Louis Billon. Le PDCI-RDA note avec stupéfaction le non-respect, dans le cas d’espèce, de la loi et des procédures administratives en vigueur en matière de contrôle de la gestion des collectivités locales »

Politisation de l’affaire

Le parti octogénaire estime que cette décision de son allié ou ex-allié au pouvoir, c’est selon, est d’une senteur politique qui infeste la vie politique nationale à l’orée des élections municipales et régionales du 13 octobre 2018. « Le PDCI-RDA, au regard de tous ces manquements, considère que la révocation du Maire Noël Akossi Bendjo est une affaire politique. Le PDCI-RDA s’interroge sur l’opportunité d’une telle décision dans un contexte politique marqué par la préparation des élections municipales et régionales d’octobre 2018. Le PDCI-RDA conclut à un harcèlement et à une grave violation de la présomption d’innocence, intolérables dans un Etat dit de droit. Le PDCI-RDA s’inquiète de cette démarche du Gouvernement qui est de nature à entraver la paix, la stabilité et la cohésion sociale dans notre pays. Le PDCI-RDA souligne que cet acte posé, en pleine période de préparation des élections locales, porte atteinte gravement à la démocratie et à l’Etat de droit. Le PDCI-RDA condamne la dérive autoritaire du Gouvernement qui tend à mettre en péril le droit et les libertés en Côte d’Ivoire ».

Ce n’est pas nouveau

Mais le hic dans l’affaire, c’est le président du PDCI-RDA oublie volontiers de souligner que sous son magister, il avait procédé à la révocation d’élus locaux dans des conditions aussi floues qui pourraient s’apparenter à « une affaire politique ». Petit rappel à l’attention du Bouddha de Daoukro qui se voit en démocratique accomplie alors que naguère, son fils qu’il protège se réjouissait après la chute de son régime en décembre 1999, de la fin de « du joug la dictature fascisante de monsieur Bédié. » Dans la même veine, (décembre 1999), Alassane Ouattara interviewé par la Voix de l’Amérique (VOA), ne cacha pas son allégresse lorsqu’on lui demande de donner son avis sur le coup d’État qui venait de renverser Henri Konan Bédié qu’il qualifiait de dictateur, et Robert Guei (pourtant le putschiste), curieusement, était élevé au rang de révolutionnaire.
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