La formation du dernier gouvernement a vu l’entrée de nombre de nouvelles têtes. Mais à côté de celles-là, nous avons aussi assisté à l’entrée d’anciens ministres tels Sidiki konaté du RDR et Albert Mabri Touakeusse de l’UDPCI.

Pour le cas qui nous concerne, intéressons nous au dernier cité. En effet, ancien collaborateur du Général Robert Guei, président fondateur de ce parti, il fut porté à la tête de ce parti à la mort de ce dernier. Et voici donc l’ascension de ce médecin de formation qui depuis 2003, a été de pratiquement de tous les gouvernements, jusqu’à récemment.

Membre de la conférence des présidents du RHDP, il siège au même titre que Bédié du PDCI et Ado du RDR pour ne citer que les plus connus. Mais que remarquons-nous? Mabri est en même temps membre de la conférence des présidents et à la fois ministre du gouvernement, ce qui le ravale au rang de subalterne de son homologue du RDR. Ce que s’abstient de faire le président Bédié.

Il est vrai que chaque politicien a sa stratégie et donc le président de l’UDPCI n’échappe pas à cette règle. Mais cette stratégie est diversement appréciée par les ivoiriens. Mais nous devons nous poser cette question : comment d’un groupe parlementaire en 2001, nous en sommes arrivés à quelques députés, de nos jours ? L’UDPCI étant même obligée de s’allier à certains partis pour pouvoir constituer un groupe parlementaire. Échec de stratégie ou pas, la question reste posée.

Il est vrai que Mabri n’a pas la carrure du Général Robert Guei. Mais Mabri est perçu par nombre de personnes comme un assoiffé de poste sministériels non pour le parti, mais pour lui même. Pourvu qu’il soit ministre. Nombreux sont ceux qui pensent qu’un parti comme l’UDPCI qui apparait comme le 4e grand parti après le FPI, RDR, PDCI, se contente de portion congrue au même titre que les petits partis. À ce niveau, depuis la formation des gouvernements depuis l’avènement du président Ouattara, L’UDPCI s’est toujours vu attribuer un maximum de deux ministres y compris son président.

Les compétences, ce n’est pourtant pas ce qui manque dans ce parti. Nous pouvons citer entre autres le ministre Albert Flindé ancien détenteur du portefeuille des Transports et aussi de l’Enseignement technique mais de jeunes loups tels le docteur Famoussa Coulibaly député de la circonscription de Divo. Ne serait-il pas profitable pour le président Mabri de mettre toutes ces compétences au service du gouvernement ?

Au sein du parti, des voix se font entendre, en sourdine c’est vrai, mais pour dénoncer cet accaparement du parti pour la seule personne du président. Il se susurre que le président n’a aucune ambition présidentielle, pourvu qu’il soit ministre. On va même jusqu’à dire que Mabri aurait livré L’UDPCI au RDR en échange de deux postes ministériels dont l’un pour lui même. Vrai ou faux, attendons pour voir! Est-ce une bonne stratégie qui sera payante pour le ministre-président de parti ? Seul l’avenir nous situera !

Commentaires Facebook