Alors que l’Université de Bondoukou promise n’a pas connu le premier coup de pioche, un hommage est rendu au gouvernement. Mais à y voir de prêt, Bouna semble être tout sauf cette ville qui a presque tout gagné sous Ouattara. Aucune banque digne de nom n’existe à Bouna, exceptée la microfinance Coopec qui soulage la population.

Un hôpital Général et non un hôpital régional

Bouna a la chance d’avoir trois ambulances. Une offerte par Hien Sié, directeur général du port autonome d’Abidjan (PAA) et « fils » de Bouna. Une autre offerte par le Conseil général dirigé par Hien Philipe par ailleurs directeur du parc auto de la présidence. Et la dernière est une œuvre de la très charitable Dominique Ouattara. Ces trois dons sont en « bon état » pour les multiples et interminables évacuations sur Bondoukou et aussi très souvent à l’hôpital général de Tanda où un « chirurgien traumatologue » fait la pluie et le beau temps. Autre chose, il existe à l’hôpital général de Bouna, un Cabinet dentaire non fonctionnel, mais pourtant équipé d’un fauteuil dentaire. Pas de dentiste, ni d’odontostomatologue. Un Service de chirurgie sans chirurgien. Au moins deux chirurgiens ont été muté à Bouna, mais se sont retournés d’où ils sont venus. Il n’y a que des infirmiers. Bouna qui n’a qu’un hôpital général (HP) abrite le district sanitaire et Bondoukou qui a un centre hôpital régional(CHR) se contente de la direction régionale.

Des sous-préfets sans résidences et bureaux

Alors qu’il faut penser à la voirie Agnibilékrou-Bouna et le bitumage des pistes reliant les quatre départements du Boukani à savoir Bouna, Nassian, Doropo et Tehini, c’est plutôt une cérémonie pour encenser Ouattara qui est organisée de façon folklorique. Pendant ce temps, des sous-préfectures sont sans résidences et bureaux à Youndouo et Bouko (village de Kaba Nialé), Ondefiduo, Niamoin, avec des pistes impraticables. Les sous-préfets de Youndouo et Ondefiduo logent à Bouna. Une avancée, l’électricité. Mais cette avancée reste sélective puisque les villages Birifor sont délaissés…

Education nationale

En effet, il existe des collèges de proximité mais certains ne sont même pas construits. Des principaux de collèges sont affectés mais pas d’enseignants pour dispenser les cours. A Ondefiduo, par exemple, pas de salles de classes. Les cours se déroulent depuis deux ans dans des magasins.
Cette cérémonie aurait pour seul mérite de flatter de Ouattara et tirer des dividendes politico politicienne. 2020 n’est pas loin !

Ouattara Fatou