Pourquoi j’ai quitté le RHDP

« Je n’aime pas revenir sur les choses passées. J’ai quitté le RHDP parce que j’ai voulu présenté des candidats à  la députation au nom de mon parti. On m’avait demandé soit d’y renoncer soit de quitter le gouvernement. Et j’ai choisi plutôt de maintenir mes candidats. J’ai été ministre parce qu’on m’a appelé. A partir du moment qu’on ne veut plus que je sois ministre, je passe à autre chose. En 2008, j’ai  créé un mouvement : le MIRE. En 2009, j’ai créé un parti politique. On ne crée pas un parti politique pour être ministre. Celui qui dit qu’on crée un parti politique pour être ministre trompe les ivoiriens. Moi j’ai créé un parti politique pour être président. J’ai été candidat en 2010 et j’ai fini 5 ème. J’ai été ministre parce que les ivoiriens ne m’ont pas accordé leur suffrage. »

 Qu’est-ce que je propose de nouveau

« Je propose ce que j’ai proposé aux ivoiriens depuis 2010. Créer un emploi pour chaque ivoirien. Faire de sorte que chaque ivoirien trouve un emploi. Que chaque ivoirien ait une formation de qualité et ait un emploi et participe au développement de la Côte d’Ivoire en transformant les ressources dont Dieu a doté la Côte d’Ivoire. Et ces ressources sont nombreuses.  Ce que je propose de nouveau, c’est que les ivoiriens apprennent à  fabriquer des choses dont ils ont besoin et dont les autres aussi ont besoin pour leur vendre ça. Ce que nous proposons, ce n’est pas un changement de véhicule ni un changement de vitesse. Ce n’est pas améliorer ce qu’il y a, mais changer de route. Si on veut construire un pont, on s’assure avant si nous avons les ivoiriens qualifiés pour la construction de ce pont. On veut réaliser la Can, on s’assure que nous avons tous les ivoiriens qualifiés pour construire les stades. »

Lutte contre la corruption

« Il faut investir massivement dans l’école, les ressources humaines.  Je vous parle de milliers de milliards. Mais cet argent, on ne va pas nous le prêter. Cet argent, il existe. Il faut qu’on le trouve. Il existe Dieu merci. Mais sauf qu’il se trouve dans la poche des corrompus. Nous avons les moyens d’aller chercher cet argent et je l’ai déjà prouvé. Pour moi, la lutte contre la corruption, c’est de l’amusement. Les autres disent que c’est impossible. Certains disent qu’on a réglé la corruption dans nos pays. Celui qui vole on le met en prison. Moi je ne mettrai personne en prison. Nous avons augmenté les recettes douanières de 80%, on n’a pas mis un seul douanier en prison. Mais tu veux faire, tu ne peux pas faire. Parce que c’est transparent tout le monde voit. C’est cela la prévention. »

Démission de Guillaume Soro

« Le président de l’Assemblée national a démissionné. Je ne comprends pas le mot contraint. Il vous a dit qu’on l’a contraint comment ?  Le président est président. Le président de l’Assemblée nationale est président de l’Assemblée nationale. Il n’y a aucun instrument juridique qui permet au Président de la République de faire partir le président de l’Assemblée nationale. Donc moi tant qu’il ne me dira pas quelle contrainte on a exercé sur lui pour qu’il accepte de partir, alors que l’autre n’a pas les moyens juridiques de le faire partir, je ne me mêle pas de cette affaire. Il a décidé de partir. En tout cas, je ne suis pas ému parce que dire que j’ai été contraint ou le président m’a demandé de partir, pour moi ça n’a pas de sens. Voilà ! Je m’attendais à  ce qu’il dise non. Il a  dit oui. C’est fini. On ne parle pas de cela encore. »

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