Ce matin je me déporte sur le marché pour m’acheter des CD pirates. Eh oui ! Qu’est-ce-que vous croyez ? On est dedans aussi. MDR

Et donc comme je le disais, je me suis rendu sur les étales pour m’approvisionner en CD.  Au jeune homme que j’ai rencontré de me dire de faire attention au risque de me faire épingler par la brigade de police chargée de la répression en matière de CD piratés. Je lui ai simplement répondu qu’il n’avait pas à s’inquiéter pour moi (faut quand même reconnaître que cela me ferait quand même un joli coup de pub non). Par la suite je lui ai raconté un fait. En effet, quelques années en arrière. Un artiste inconnu du grand public venait de sortir son premier opus. L’album m’a tellement plus que j’ai cherché à m’en procurer. Et c’est là que commencer le parcours du combattant. Parcourir la commune juste pour trouver un kiosque à CD n’a pas été une sinécure. Juste pour m’entendre dire à la fin que L’album était épuisé. De guerre lasse, je fus obligé de me rabattre sur les CD piratés. Mais par contre des artistes plus ingénieux postent à des grands carrefours, des jeunes gens pour vendre leurs œuvres. Et là je me fais toujours un plaisir d’en acheter. Juste parce qu’il faut encourager ceux qui par leur esprit produisent des œuvres. Laisse-moi vous parler de la mauvaise politique de la RTI avec son émission à succès « BONJOUR « . Chaque premier janvier de l’année en cours l’émission est réalisée avec une pléiade d’artistes et d’humoristes. Ensuite elle passe à la télé le mois qui suit. Les CD ne sont vendus qu’à partir du milieu de l’année. Ce qui donne le temps aux pirates de se faire de l’argent sur le dos des producteurs. Il suffit juste de raccourcir le délai pour la commercialisation des CD originaux et le tour est joué. Simple comme bonjour. 

 Si ma mémoire est bonne, les enfants qui vendent les CD piratés devaient subir une formation en vue d’une reconversion par le BURIDA (Bureau Ivoirien des Droits d’Auteurs). Qu’est devenu ce projet ? Je reste au même niveau d’information que vous. Il est vrai que ma connaissance de la gestion du BURIDA est nulle. Et donc je suis mal placé pour juger. Un peu pareil à des eunuques d’un harem pour critiquer les galipettes du kama sutra. Mais ce que je sais est que ces jeunes gens ne demandent qu’à être encadrés. On pourra alors se procurer des œuvres discographiques à tout coin de rue. Ensuite faudra revoir le coût des CD pour que le grand public puisse s’en procurer aisément. Aidons le consommateur à aider son artiste. Nous ne demandons que çà en tant que consommateurs.

Placide Kessé

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