Il existe bien de nombreux Ivoiriens très compétents dans leurs sciences, et dans leurs domaines de métier. Mais prenez-les en grande majorité et mettez-les face aux exigences éthiques de leurs diverses spécialités, et responsabilités. A l’échelle de leurs intérêts bassement matériels, et financiers, vous serez surpris. Ils ne seront plus nombreux à être habités par cette nécessaire, et salutaire, intransigeance sur les principes.

Parmi les plus enclins au louvoiement, et au fourvoiement, se situent au premier rang, ceux-là qui ont déjà tutoyé un bout de pouvoir. Avec ses immunités, ses privilèges, et autres prébendes. Ils sont les plus pitoyables à observer, tant ils sont convaincus que « grand type » un jour, égale « grand type » toujours. Ils ont l’ardent désir de se voir renommés, à un poste qui les ramènerait à l’éclat du paraître. Il règne, dans leur esprit, une confusion entre leurs professions, et leurs fonctions. Ils rasent en permanence les murs, et les couloirs, de n’importe quel pouvoir.

Car au fond ils n’ont aucune conviction éthique, et politique. Sans un brin de moralité, ils ne perçoivent la politique que comme des papillons, attirés par la lumière. Se prétendant, et se présentant, comme des technocrates. Un concept auquel ils n’entendent rien du tout, dans le fond, n’étant que disposés à manger, à tous les râteliers. Atteints d’une propension maladive à la cupidité, et à la luxure. Tout cela qui fait d’eux des abonnés à toutes les concussions. Le temps est venu de ne plus attribuer à nos prétendues « élites », plus d’intelligence qu’elles n’en ont.

Une contribution de Paul Zahiri

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