Il faut désespérer quand un ministre instruit ses collabos à l’effet de confectionner des tee-shirts afin d’assurer la mobilisation au regard du manque d’engouement que suscite les États généraux de la jeunesse. Le comble du ridicule, il se trouve des jeunes (?) qui arborent fièrement le produit de cette gabegie. Au fond, je l’ai toujours dit et je le répète, cette activité ne sert à rien moins qu’à justifier un budget aussi élevé pour des conférences. En Côte d’Ivoire, on trouvera encore des gens qui viendront justifier tout cela. Je dénonce aujourd’hui et le ferai toujours. Parce que je n’ai jamais été éduqué dans le cocon douillet de l’argent mal acquis ou encore des gabegies. La Côte d’Ivoire mérite mieux que ce propose ce ministère qui n’est qu’une campagne de communication savamment planifiée, après l’échec des Assisses de la jeunesse. Au regard de tous ces faits, Touré Mamadou, l’expert en Relations internationales passé depuis 2012, spécialiste des questions de la jeunesse, n’est-il pas en train de montrer les limites du gouvernement ivoirien sur cette question sectorielle? Tout porte à le croire. Car, quand on a passé son temps à dire que le taux de chômage en Côte d’Ivoire est de 2%, on ne peut qu’avancer masqué. Sans tenir compte, des critiques. Demain n’est pas loin. Il faut un changement de perspectives. Descendre dans l’arène, voir et comprendre le vécu de la jeunesse et mettre en place une politique globale inclusive. C’est d’ailleurs ce que préconisent bon nombre de chercheurs et travaux en Sciences sociales. Tout le reste n’est que du folklore. La misère de la jeunesse est grande. C’est pourquoi nous devrons éviter le mimétisme hasardeux au risque de faire de la comédie. Les temps ont changé.

 JEAN BAPTISTE KOFFI

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