« Nous produisons les lois. Nous devons être les premiers à les respecter », a affirmé M. Ahoussou venu déclarer son patrimoine.
D’accord avec vous monsieur le président du sénat. Mais je crois que c’est quand même un peu tard. Depuis la fin de la crise post électorale cela devait être fait. Pendant tout ce temps, des gens qui sont entrés à des postes de responsabilité en débardeur en sont ressortis avec des conteneurs de vestes. À mon avis il va plutôt falloir parler de déclaration de « butin ». On l’a tous demandé de vive voix mais rien n’y fit. Notre président de la république est resté de marbre. Des scandales dans tous les secteurs de l’administration. Les proches collaborateurs de notre président ont trempé dans des combines qui ailleurs seraient passibles de lourdes peines de justice. Des gros contrats donnés par affinité, des édifices construits sans aucun respect des normes et qui donc ont à peu prêt la même durée du vie qu’une mouche, les caisses de l’État qui se confondent aux poches de nos dirigeants et leur parti. Une université nationale rénovée de manière approximative à une dizaine de milliards, des routes et ponts qui n’attendent parfois pas leur inauguration pour se dégrader Et que remarque-t-on chaque fois ? Une prime à l’impunité. On prend les mêmes et on recommence. Ou juste un jeu de chaises. Soyons sérieux, demander à nombre de personnes actuellement aux affaires de déclarer leur patrimoine reviendrait à leur dire de venir étaler devant tous le fruit du vol de deniers publics. Si déclaration il doit y avoir, elle doit se faire avant l’entrée en fonction et à sa sortie. Nous ne demandons qu’une seule chose : qu’on arrête de nous pisser dessus en nous faisant croire qu’il pleut.

Placide Kessé

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