MAUVAISE RENTREE

Prenons une classe du primaire avec 100 élèves pour 1 enseignant.

En réalité, même le major du CAFOP ne peut que consacrer 36 secondes (moins d’une minute) par élève pour un cours d’une heure.

Au secondaire, c’est la même violence structurelle avec les surpopulations et un contenu pédagogique vétuste.

Pourquoi former les jeunes pour le passé là où ils ont besoin d’avenir?

MAUVAISE SORTIE

54% des élèves qui ont le CEPE ne savent pas lire et 74% ne savent pas calculer. Le vrai taux de réussite est donc de 26%.

Même si les cours se tiennent du lundi au dimanche et les frais de scolarité augmentent, le résultat ne changera pas parce que le ratio critique tolérable; un enseignant pour 30 élèves n’est pas respecté.

CONSÉQUENCES

Le rapport conjoint 2017 du PNUD de la BAD et de L’OCDE sur la situation des jeunes a sérieusement endommagé mon ignorance:

  • 31 % des jeunes sont des Chômeurs découragés,
  • 35% des jeunes sont en situation de vulnérabilité.
  • 19% des jeunes sont inactifs,
  • 15 % des jeunes ont un emploi salarié,
  1. Au total, 85% de nos jeunes diplômés sont économiquement inactifs (chômage). Ils pèsent sur le budget de ceux qui travaillent (Médecins, policiers, gendarmes, enseignants, planteurs…) ce qui créer un effet d’appauvrissement collectif à long terme.
  2. Les travailleurs vont vieillir vite, développer des maladies et ne pourront pas profiter de leur retraite.
  3. C’est un marketing négatif et dangereux pour l’avenir de nos enfants.

Aucune entreprise sérieuse ne peut recruter un diplômé formé au rabais au vu et au su de tous.

LE CHÔMAGE N’EST PAS UN PROBLÈME C’EST UNE PROBLÉMATIQUE

La Côte d’Ivoire consacre 2925 milliards/an soit 45% de son budget de 6501,4 milliards FCFA à l’éducation. 70% des diplômés qui sortent de nos universités sont économiquement inactifs.

La cause du chômage des jeunes se trouve dans le système éducatif qui a 19 an de retard sur le marché de l’emploi. C’est inacceptable !

Les normes de compétence sont universelles or la Côte d’Ivoire ne les respecte pas. C’est pourquoi la Côte d’ivoire est classée dernière depuis 2009 par l’OIF.

Le dernier rapport 2016 de la Banque mondiale est clair : « il faut aider l’Etat ivoirien à mieux investir dans l’éducation » Et nous allons aider.

Pour changer de direction, il faut d’abord savoir qu’on n’est pas dans la bonne direction.

Restons constructifs et optimistes

PROPOSITIONS CONCRÈTES

1 Aux Inspecteurs des IEP, Directeur d’écoles et COGES

Faire une étude-diagnostic dans un délai de 3 mois pour connaitre la valeur des écarts réels en termes d’effectifs, si le seuil pour être productif est de 30 élèves par classe.

Quels sont les effectifs régions par régions pour mieux planifier la construction des salles sur 5 ans et le recrutement des enseignants. C’est une urgence silencieuses

2 Aux universités publiques et grandes écoles

Instaurer un tronc commun après le Bac : Entreprenariat, Informatique, Culture de la non-violence active, l’anglais, et vente.

Il n’y pas de système éducatif de l’opposition et celui du parti au pouvoir, il y a le système éducatif ivoirien.

Au delà des moyens financiers, la revalorisation d’un système se fait avec des valeurs et des compétences opérationnelles qui impactent les techniques et comportements pour un changement fondamental et radical.

Nous y croyons parce que nous en avons les compétences opérationnelles.

Notre responsabilité collective sera assumée de manière collective.


Le système éducatif forme des demandeurs d’emplois or nous avons besoin de créateurs d’emploi

Dr. GNAPIA Eddy Brice

Parent d’élèves

winactions1@gmail.com

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