Abidjan, le 4 Avril 2018 à son excellence,

Monsieur Alassane Ouattara, Président de La République de Côte d’Ivoire…

Bonjour Monsieur Le Président,

Depuis votre arrivée aux fonctions de Chef de l’État, j’ai constaté l’organisation de plusieurs concours avec un soutien médiatique sans précédent. Les concours sont annoncés avec un nombre de place connu et un calendrier bien déterminé, même si pour certains concours les délais des inscriptions sont reportés et les calendriers gardés secrets, on ne sait pour quelles raisons. En effet, le 11 Décembre 2017 au travers d’un communiqué, Madame La Ministre de l’Éducation Nationale, de L’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle, Kandia Camara, nommée par vous sur proposition du Premier Ministre, ouvrait le concours de l’Institut Pédagogique National de l’Enseignement Technique et Professionnel session 2017. Le communiqué mentionnait le type de concours ou emplois, les conditions d’âge, les spécialités et les diplômes requis pour être candidats. Ce qui voudrait dire Monsieur Le Président que tout individu remplissant les conditions des concours pouvait se présenter et s’inscrire pour plusieurs spécialités. C’est dans cette dernière option que plusieurs candidats se sont inscrits en présentant plusieurs concours à la fois.

Un exemple pour vous éclairer un tout petit peu. Messieurs Houphet Bédié Guéi Gbagbo Ouattara Daniel (HBGGOD) est à la fois par humilité titulaire d’une Maîtrise en Audit et Contrôle de Gestion, Diplôme d’Ingénieur des Techniques en Topographie et BT en Cuisine Professionnelle. Pour se donner plus de chances, il s’inscrit au concours avec trois spécialités, payant VINGT DEUX MILLE de nos francs (22.000 F CFA) pour chaque dossier avec en tête la conviction que les jours de compositions ne seront pas les mêmes. Monsieur Le Président, Le sieur HBGGOD ayant tout fini et pour ne pas manquer une information relative au jour de composition, se rend régulièrement à l’IPNETP et ouvre le site internet dudit institut. Mais aucune information concrète ne filtre, si ce n’est : « ALLEZ VOIR SUR LE SITE INTERNET DE L’IPNETP »

Dès lors, le sort de plusieurs impétrants est scellé, car aucun candidat ne sera informé vu que le site est resté inaccessible jusqu’au Mardi 3 Avril 2018 aux alentours de 18h. Pour ceux qui ont été informés, c’est par un coup de fil anonyme qu’ils l’ont été dans l’après midi jusqu’à tard, pour certains. Au regard de tout ce qui précède, retenez que les candidats au concours de l’IPNETP session 2017 ont été arnaqués. On leur a permis de s’inscrire pour une, deux, trois voire quatre spécialités pour être priés par les organisateurs du concours de ne CHOISIR QU’UNE POUR COMPOSER parce que les épreuves écrites se déroulent le même jour. Encore que ceux-ci ont eu la chance car certains qui habitent soit à Bouaké, Divo, Yamoussoukro, Korhogo, Bondoukou, Man, San-Pédro…et même à Abidjan, n’ont pu se présenter. La raison étant que les candidats ont reçu l’information le Mardi 3 Avril 2018 au delà de 18h, alors que les épreuves écrites devaient se tenir le lendemain Mercredi 4 Avril 2018 à 8h00. Les candidats absents et ceux qui n’ont pas composé dans les différentes spécialités pour motif d’inorganisation et de manque d’information seront-ils remboursés ou auront-ils l’occasion de composer pour une session exceptionnelle?

Sachez par ailleurs Monsieur Le Président, que certains de vos collaborateurs exigent aux organisateurs des concours dépendant de leur ministère d’atteindre un certain quota, en termes de personnes inscrites, avant de communiquer les dates de composition. Cela répond-t-il à un objectif inavoué? Leurs actions sur le terrain reflètent-elles les communications qui vous sont faites pendant les conseils des ministres hebdomadaires? Je n’en suis pas si sûr comme bon nombre d’Ivoiroises et d’Ivoirois qui se disent que l’organisation des concours est devenu un nouveau moyen pour l’État de se fait de l’argent, surtout que les frais des concours ont doublé et même triplé, pour certains.

J’ai encore en mémoire le concours de la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS) organisé en 2012 où nous étions plus 20 000 personnes inscrites pour le poste de cadres supérieurs alors qu’il n’y avait que 08 places au total dont 05 professionnelles et 03 directes. C’est dire que le nombre de chômeurs ira toujours crescendo, d’autant pus que le salon de l’emploi annoncé avec cithares et luths accouchera plus d’un côté festif, que l’insertion professionnelle tant attendue des jeunes! Allez-y donc comprendre que la situation devient critique, ces temps-ci! Bref, j’ai un peu trop parlé pour aujourd’hui… Où en êtes-vous avec le problème du MOUTON PÉDAGOGIQUE? Solutionné ou déplacé ??? Bonne lecture, Monsieur le Président de la République.

L’Ivoirois indigné Wombis De Kpouèbo

 

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