Ivoiregnerie reçoit une jeune étudiante en journalisme Munley Gbato, qui est passée sous le feu des projecteurs à travers un film qui vise à lutter contre les grossesses en milieu scolaire ; et dont elle est l’actrice principale. Lumière…

Du journalisme à la scène, quelles similitudes ?

Étant étudiante en communication option journalisme la scène pour moi entre plus ou moins dans la communication, mais visuelle. La différence est que le premier est un métier et le second pour moi est un canal par lequel mon mentor (M. Kalou) et moi, voulons parler à une génération.

Expliquez un peu votre expérience de « Kamissa », et comment avez-vous décroché ce rôle ?

Kamissa est ma première expérience cinématographique, une aventure belle que je suis loin d’oublier, premier rôle mais aussi premier plateau de tournage. Je dois admettre que ça n’a pas été facile mais l’ambiance du plateau était telle que tout s’est bien déroulé. Pour l’obtention du rôle jusqu’à aujourd’hui je pense que cela émane de la volonté de Dieu. Je n’ai pas fait de casting ; tout est parti d’une rencontre avec M.Kalou qui a vu en moi le personnage qu’il recherchait.

Quel message à la jeunesse, à travers Kamissa ?

Au vu des cas de grossesses en milieu scolaire qui s’accroissent au fil des années, M. Kalou a vu qu’il y avait urgence de faire quelque chose pour sensibiliser voire sauver cette jeunesse dont l’avenir se voit ainsi brisé. Le constat qui a été fait est que la plupart des jeunes filles sont ignorantes sexuellement et cela est du à plusieurs facteurs (on ne parle pas de sexe à la maison, et à l’école non plus). C’est en cela que M et Mme Kalou se sont engagés à travers ce film à aider les jeunes encore sur les bancs afin qu’ils ne gâchent pas leur avenir.

Après ce premier rôle et un statut de starlette, on opte pour le cinéma et on biffe le journalisme ?

Je reviendrai au journalisme, pas question de lâcher les études! En tant que modèle d’une génération -je peux le dire ainsi- la première chose que je dois montrer, c’est que les études passent avant tout. Même quand on se distrait, il faut toujours après, revenir à ce qui nous donnera de la valeur demain, à savoir les études. Alors oui, je reviendrai à ce qui fera de moi une personne éduquée dans l’avenir.

Qu’est ce que ca fait à une jeune fille comme vous de passer en un clin d’œil de l’anonymat, à icône de la jeunesse ?

Je dois dire que pour quelqu’un qui aime passer inaperçue comme moi, ce n’est pas facile ! Mais si je veux contribuer au changement et surtout à la baisse des chiffres inquiétants qu’on a sur les grossesses précoces, alors je suis prête à assumer car je suis engagée et déterminée.

Comment ont réagi votre entourage, vos parents ?

Au début ça n’a pas été facile ! J’estime pour ma part que mes parents s’inquiètent un peu, et c’est normal. Au final, vu la cause noble pour laquelle nous nous engageons ils m’ont apporté leur soutien, et je les en remercie, profondément. Il me reste à les convaincre à travers les actes et j’espère avec la grâce de Dieu, pouvoir y arriver!

Le cinéma nourrit-il son homme ?

Rires… Pour moi tout est question de travail. Et c’est en fonction de comment tu te donnes que tu seras récompensée. Ce que je voudrais dire à la jeunesse c’est qu’en toute chose il faut prioriser le travail et ne pas perdre de vue ses objectifs. Même quand l’on se distrait, il faut toujours revenir aux études. KAMISSA est un film à travers lequel les époux Kalou s’engagent dans une lutte contre un phénomène qui ronge la vie des jeunes filles. Notre ère étant axée sur l’émancipation de la femme, les grossesses en milieu scolaire sont un frein à cet épanouissement… Raison pour laquelle nous invitons les populations à aider à combattre ce fléau en venant regarder le film –dont la première projection aura lieu le 30 avril au palais de la culture à 19h salle Lougah François– et aussi, en achetant par la même occasion, le livre éponyme. Merci!

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