Écrivaine et artiste musicienne, elle a pour nom d’artiste ENEMEYA QUEEN. A l’état civil elle s’appelle AYEMENE Adjoua Carine. Au plan professionnel, elle est traductrice, formatrice et éditrice. Au terme du lancement du JEU ROYAL DE CORRECTION, nous l’avons rencontrée.

Écrivain, artiste musicien, éditrice… Que recherchez-vous ?
Je cherche par tous ces canaux, un moyen de transmission, d’expression, de divulgation des messages, des connaissances, de savoir…

Comment vous est venue l’idée du Jeu Concours Royal ?
L’idée du JEU ROYAL DE CORRECTION m’est venue dans un souci de correction des fautes de tous ordres que l’on rencontre généralement dans les publications postées sur le réseau social Facebook, dans les conversations courantes, mais aussi dans l’optique de la promotion des auteurs, des maisons d’éditions, du livre physique et plus spécifiquement de la lecture. J’ai donc créé une lucarne à cet effet. Le plus difficile était de savoir quel jour serait propice à une telle initiative. J’ai finalement choisi le dimanche de 10h00 à 20h00 tout en réalisant qu’outre l’argument du culte pour les uns et la messe pour les autres, tous auront le temps large de rejoindre le groupe avant l’expiration de l’intervalle horaire prévu pour l’épreuve de ce jeu éducatif.

Quel est l’objectif que vous visez ?
Mon objectif est avant tout d’oser corriger toutes les erreurs que nous faisons au quotidien et qui sont en fait le fruit d’un manque de rigueur. Vous savez, on nous a presque tout appris à l’école, depuis la maternelle aux cours préparatoires jusqu’en classe de terminale. Il est donc quasi inadmissible que nous fassions certaines fautes qui pourraient être évitées ou ne pas se faire.

Avez-vous une histoire personnelle avec la dictée ? Racontez-nous-la.
J’ai toujours aimé les dictées. Pas que j’étais excellente mais je les aimais juste. Je faisais des fautes graves et j’avais un sérieux problème au niveau des accords. Mais j’ai eu la chance de rencontrer M. Ben Edor (Paix à son âme), un instituteur de l’EPP Plateau à Dabou avec qui mon père m’avait mise en contact pour des cours de préparation au CEPE. M. Ben Edor nous a fait un cours spécial sur la dictée qui m’a touchée au plus haut point. De façon évidente mes lacunes ont été comblées. Tout ce qui faisait un blocage a été levé. Dès lors je ne faisais plus aucune faute en dictée. Mon maître officiel en fut étonné.
Avez-vous le soutien d’un sponsor, d’une entreprise, de la municipalité de votre commune ?
Non je n’ai pas de soutien de sponsor, d’entreprise, ni de municipalité quelconque. En tout cas, pas pour le moment. J’ai initié JEU ROYAL DE CORRECTION en comptant sur mes ressources propres. Il m’arrivait de penser que parfois par jour j’avais des communications téléphoniques qui me coutaient autour de 2500F et que je pouvais bien m’en passer. Alors je me suis dite au lieu de dépenser ne serait-ce que 500F par jour en bavardages inutiles, en les comptabilisant au moi ça ferait 15.000 F. Et cette somme est assez suffisante pour acheter quatre (4) romans à offrir pour les quatre (4) dimanches que compte le mois. C’est dans cet esprit que je suis partie vu qu’à l’origine il fallait un seul gagnant par jour et je n’avais pas explicité le fait que les ex-aequo ne gagnaient pas le même cadeau que le gagnant c’est-à-dire celui qui en premier a trouvé la bonne réponse : le nombre exact de fautes dans le texte soumis à réflexion. Alors d’épreuves en épreuves, je me suis retrouvée dans un « piège à exæquos ». Le fait de reporter le lancement prévu pour mai 2016 à mai 2017, a accru le nombre d’ouvrages et de gagnants mais aussi d’exæquos à satisfaire. Alors j’avais besoin d’aide pour assumer, honorer la parole donnée et offrir à ces derniers leurs dus. J’ai donc recouru à des personnes physiques qui m’ont été réceptives pour certaines et non réceptives pour d’autres. Je ne leur en veux nullement, je pense que j’ai manqué d’organisation et de conseils. Cela m’a servi d’expérience et je remercie du fond du cœur toutes les personnes qui m’ont aidée à réaliser la cérémonie de lancement du JEU ROYAL DE CORRECTION le samedi 20 mai dernier. De près comme de loin. Je remercie aussi les maisons d’édition FUPA éditions, Les éditions Matrice, Les Classiques Ivoiriens, Frat-Mat éditions, les Editions Eden qui m’ont facilitée l’acquisition des ouvrages via un pourcentage de réduction. Je remercie aussi Monsieur ZONGO Adama qui avec le réseau d’Experts m’a fait un don en livres qui non seulement ont servi lors des récompense pour « L’EPREUVE SUR TABLE » mais aussi pour le SILA 2017 car au Stand FUPA éditions dont j’étais responsable, avec l’accord de mes patrons qui sont maintenant mes partenaires, des épreuves de dictée de JEU ROYAL DE CORRECTION se sont tenues les samedi 27 et dimanche 28 mai 2017. Je remercie aussi Monsieur Charles Pemont des Editions L’Encre Bleue qui m’a gratifiée d’un lot de livres à offrir aux gagnants. Merci également à MM. Charles Djê Konan et AYEMENE Hervé, écrivains, qui m’ont aussi soutenu en m’offrant quelques-unes de leurs œuvres personnelles. Je me disais que de façon spontanée des entités telles des écrivains ou des maisons d’édition me proposeraient leurs livres ou nouvelles parution en guise de publicité pour les offrir à chaque fois.

Avez-vous, de façon formelle, sollicité des partenariats ?
Oui j’ai sollicité, via un courrier, un réseau d’hommes d’affaires qui œuvrent dans le cadre de l’excellence dans l’éducation au niveau des couches défavorisées pour le parrainage de mon activité « L’EPREUVE SUR TABLE » et LANCEMENT OFFICIEL DE JEU ROYAL DE CORRECTION. Je n’ai pas eu de réponse formelle mais le don en nature que j’ai reçu de leur part, via un de leurs membres, composé essentiellement de livres d’éducation au civisme, de français et même de mathématique du programme canadien semble être une ébauche de leur accord de principe. Je maintiens le contact avec eux. Mais je pense qu’on peut aller au-delà de simples dons en livres pour une meilleure organisation garante d’une belle cérémonie qui pourrait susciter un meilleur engouement des populations à s’intéresser à la dictée, à la bonne expression et à la lecture.

Quelle leçon tirez-vous de la cérémonie de lancement ?
La seule leçon que je retiens est que pour les prochaines éditions, je dois m’y prendre beaucoup tôt, et aussi améliorer l’aspect organisationnel. La cérémonie prévue pour 16h00 a commencé finalement à 18h00. Les épreuves avaient disparu de mon PC ! J’ai dû les saisir à nouveau alors que déjà des personnes invitées et quelques membres du JEU ROYAL DE CORRECTION et même des candidats à l’EPREUVE SUR TABLE attendaient déjà. Certains ont dû partir car ils avaient d’autres engagements. J’en demeure désolée.

Que va-t-il se passer pour les prochaines années ?
Dieu seul sait ce qu’il me réserve au-delà de ce que je prévois jusqu’à la signature de quelques accords de partenariat. Déjà, il faut noter que sauf cas exceptionnel de changement, la date retenue pour la prochaine édition est le 19 mai 2018. Je préfère donc garder le secret pour les innovations majeures qui s’annoncent. Merci à vous de l’intérêt à cette initiative cérébrale.

Interview réalisée par Elvis Apra

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