La reprise d’une rumeur ?

Poursuivi en justice, l’artiste-chanteur ivoirien, Hugues Patrick Ossohou dit Pat Sacko a «demandé pardon» jeudi 23 aout, au ministre ivoirien de la Culture et de la Francophonie, Maurice Kouakou Bandaman estimant qu’il a fait une «erreur» en l’accusant de recevoir indûment 15 millions FCFA par répartition du Bureau ivoirien du droit d’auteur (BURIDA), l’institution de gestion collective du droit d’auteur et des droits voisins dans le pays, a noté l’agence APA. Il avait accusé le ministre de la Culture Bandaman Maurice de percevoir indûment « 15 millions FCFA par répartition du BURIDA alors que le créateur de cet argent se meurt ». Et l’autorité porte aussitôt plainte devant les autorités judiciaires pour diffamation et atteinte à l’honneur. Et le mercredi 22 aout alors que devait se tenir son audition qu’une rencontre est organisée avec le chef du village d’Anoumabo et plusieurs figures de proue du showbiz ivoirien dont Angelo Kabila, Fadiga De Milano, Barthélémy Inabo et surtout le leader du célèbre groupe musical ivoirien Magic System, Traoré Salif dit A’Salfo, qui a mené la médiation entre l’artiste Zouglou et le ministre. « Je suis très heureux d’être ici au lieu d’être à la gendarmerie. Comme on le dit, l’erreur est humaine. Nous sommes là aujourd’hui pour demander pardon au ministre qui est comme un papa pour les artistes ivoiriens », a reconnu Pat Sacko. Oh honte, donc ! « Nous avons assisté à ce clash de notre collègue sur les réseaux sociaux. J’ai interpellé Pat Sacko pour lui dire que sa démarche est négative. Notre démarche s’inscrit dans un premier temps, à présenter nos excuses au ministre », a dit A’Salfo. «J’accepte votre pardon. Notre jeune frère a été induit en erreur. Il a reconnu que tout ce qu’il a dit n’est pas vrai du tout. Car si c’était vrai, le chef de l’État serait au courant et m’aurait viré du gouvernement», a déclaré M. Bandaman ajoutant que «je suis un homme intègre et j’ai eu très mal». Et de dire que les 14 ou 15 millions FCFA dont parle Pat Sacko, sont en réalité des droits généraux d’espaces publics répartis chaque année et non par mois. « Il n’y a pas de caisse noire du BURIDA au ministère. Nous faisons une intervention sociale d’au moins 100 millions par an pour les artistes avec cet argent », a soutenu Maurice Bandaman insistant que « nous ne volons pas votre argent. On vous a trompé ». Qui donc, cherchez la taupe !

Et pourtant il y’avait d’autres tribunes pour le dire !

Selon la directrice générale du BURIDA, «cette question pouvait être réglée si Pat Sacko écrivait au BURIDA pour se renseigner». Où même s’il s’était exprimé en AG, la réponse lui aurait été donnée. Et dire que selon le fonctionnement du Bureau ivoirien des droits d’auteur, il y’a des instances pour formuler ce genre de plainte. Plutôt que de s’exposer de la sorte, sans véritable preuve. C’est que Pat Sacko ayant saisi l’ampleur de sa déconvenue avec la plainte qui a suivi, est entré en contact avec certains de ses collègues pour essayer de désamorcer la bombe. Plusieurs d’entre eux refuseront quand Asalfo se saisira de l’occasion, pour se faire un peu de pub puisqu’il est normal qu’on se valorise surtout qu’on n’a rien demandé. Appelé la veille donc il invitera Pat Sacko à déjeuner chez lui le jour de la Tabaski, pour en parler de vive voix. Une petite en somme tombée du ciel, pour lui ! D’ailleurs le jour de la rencontre il se fait un auto-Atalaku, en affirmant que «j’ai bataillé dur pour avoir cette audience avec le ministre ». Merci Jésus, A’Salfo !

Une pique pour le contrôle du BURIDA ?

Il faut montrer que cette sortie à décrier démontre du manque d’organisation dans le secteur des droits d’auteur en Côte d’Ivoire ; puisque les créateurs n’arrivent pas à s’accorder pour parler à l’unisson. Il y’a plusieurs clans et sans doute celui de Pat Sacko voulait saisir cette occasion de ‘’vol’’ pour se positionner quant mal lui en a pris. Parce que ne l’oublions pas les élections au BURIDA c’est dans un an, et les alliances commencent d’ores et déjà, à se tisser. La preuve ce problème est réglé que Fadal Dey décrie la gestion de la dégé et lui demande de démissionner. Le groupe de Pat Sacko, celui de Fadal Dey, et à qui le tour demain, tandis qu’ils ne pourront jamais parler d’une même voix -obnibulés par l’argent qui circule dans la maison- pour contrôler le conseil d’administration. Et nous qui aimions tellement le zouglou romancé de Pat Sacko, que penserons nous de lui, à présent ?

KONE YAO

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