Le 21 février, la tribune d’un « collectif de chercheurs », récemment publiée sur la page de Le Monde / Afrique, suggère que « La France doit rompre avec la rhétorique martiale qui prévaut au Sahel ». Les auteurs plaident la négociation avec les groupes jihadistes, un moratoire sur les frappes contre ceux-ci et une meilleure attention à la « réalité » de l’équilibre des forces, pour parvenir à l’invention de modes de règlement, par les sociétés en butte à l’extension de l’islamisme belligène. Le texte, sacrifiant en cela à la complaisance du tiers-mondisme décati, suppose que la France empêcherait, les Etats du champ, d’expérimenter de telles ouvertures.

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Lorsque les rédacteurs de la fameuse tribune étayent la distinction entre les mouvements armés et leur branche pacifique parmi les « sympathisants » de d’Iyad Ag-Ghali, explicitement désignés « sans fonction militaire », la perplexité du lecteur le dispute à la stupéfaction. Après tout, Joseph Goebbels, non plus, ne se tenait à l’entrée des chambres à gaz. Aussi, sarcasme mis à part, aimerions-nous savoir si l’éventualité du moratoire des frappes françaises contre les sanctuaires terroristes au Sahara-Sahel s’accompagnerait d’une aimable trêve à l’exécution des tueries de civils, ressortissants du Dar el harb. Non, les jihadistes ne veulent pas négocier, ils entendent asseoir un ordre de frayeur et d’angoisse qui occulte la femme, congédie l’art, élimine l’apostat et réduit l’économie à l’exercice du commerce. Il suffit de relire « La Gestion de la barbarie », manifeste en comparaison duquel Mein Kampf pâlit, un tantinet.

source : impact

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