En effet, la candidature marocaine n’a pas fait le poids face au trio États-Unis-Canada-Mexique. Mais que retenir de ce cinquième échec du royaume chérifien?

Tout d’abord la candidature marocaine à l’entrée de jeu ne pesait pas plus lourd que le pet d’une grand-mère comparée au trois grands pays en face. Pourquoi ne pas avoir associé d’autres pays africains pour faire candidature commune. L’Afrique du sud qui a déjà à son actif l’organisation d’une coupe du monde a des infrastructures qui s’y prêtent. Ajoutons à cela un troisième pays parmi les plus grandes économies du continent et nous aurions pu avoir une bonne candidature africaine. Pourquoi cela n’a-t-il pas été fait? Orgueil marocain ou refus des autres pays? Je ne saurais y répondre, étant donné que ma passion pour le foot est comparable à l’intérêt que porte une femme africaine pour le journal télévisé après sa série novelas. MDR.

Ensuite, nous observons que le trio américain pouvait compter sur le vote de certains pays africains, ce qui constituait un second handicap pour le Maroc.

Le plus intéressant dans l’histoire c’est que de l’aveu du président de la fédération de football, il pouvait compter sur le vote de la Russie.

Comme vous le voyez, en politique comme au football et même dans la vie de tous les jours, nous africains, sommes à la base de nos malheurs. L’union fait la force. Tant que nous ne l’aurons pas compris, tout effort sera vain. Si des pays que tout semble opposer, à l’instar des États-Unis et du Mexique, sont capables de mettre en veilleuse leurs désaccords pour faire chemin ensemble, pourquoi pas nous ? Nous n’avons pas d’amis. La Russie nous l’a prouvé en votant pour le trio américain. Cet échec n’est pas seulement marocain. Nous devons tous l’endosser et en tirer toutes les leçons pour l’avenir du continent.

Juste l’avis d’un « dépassionné » du foot. Bonne fête de ramadan à tous ceux qui ont fêté ce jeudi, mais aussi à ceux qui festoient ce vendredi!

PLACIDE KESSE

 

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