Au mois de septembre prochain, Abidjan aura de nouveaux taxis sur ses routes. Pour une amélioration des conditions de transport des usagers. C’est entre autres une des actions du ministre du Transport dont la vision est de moderniser le secteur du transport tout en professionnalisant les acteurs. Et pour le faire il faut bien sûr le renouvellement du parc auto. On pense aux transporteurs, mais on se demande si les usagers eux, ne sont pas laissés pour compte ! Ces usagers qui pour la plupart n’ont pas de véhicules personnels- ou préfèrent le garder à cause du coût du carburant- et qui empruntent les transports privés ou en commun (de moins en moins). Oui, puisque les transports en commun qui étaient caractérisés par leur aspect social, sont en train de disparaître. La Société des transports abidjanais (SOTRA) fleuron de ce social dans le domaine du transport, n’a véritablement plus de bus… Quand on en commande, c’est pour soit en faire des express, soit des wifi-bus. Et là les montants n’ont rien à voir avec ce qu’ont dû débourser des générations entières d’Ivoiriens pour qui se rendre au travail, à l’école ou à l’université… Ces montants pour les moins exorbitants, sont quelques pièces de 500 FCFA (allant de 300 à 500 FCFA).Une façon détournée en quelque sorte, de briser le social. La carte de bus serait donc avant l’émergence, un lointain souvenir ! On passera dans le jargon des économistes, d’une société d’intervention, à une société de consommation. La bourse des habitants, peu importe, n’est-ce pas ! Et Amadou Koné lui dans son vaste programme, a entamé une série de rencontres a lieu au Ministère des Transports, depuis le mardi 11 juillet 2017 avec les organisations de transporteurs exerçant dans le domaine des taxis à compteurs horokilométriques. Après le Haut Conseil du Patronat des Entreprises de Transport de Côte d’Ivoire (HCPETR-CI) et la Mutuelle d’Assurance des Taxis compteurs d’Abidjan (MATCA), le mardi, c’était au tour des organisations de propriétaires de taxis compteurs d’être reçues, dans l’après-midi du mercredi 12 juillet, au cabinet du Ministre des Transports, au 8ème étage de l’immeuble SCIAM, au Plateau. Ce jeudi 13 juillet, le ministre a reçu le Conseil National des Organisations des Conducteurs Professionnels de Côte d’Ivoire.

Ces pauvres oubliés Gnambrô!

Le ministre devrait penser à recevoir ces syndicalistes d’un autre âge communément appelés Gnambrô, et qui règnent en maîtres sur le secteur du transport, au nez et à la barbe de nos autorités… Au rang desquelles, Amadou Koné. Une maxime populaire ne dit-elle pas que «toute la chaîne est allègrement huilée dans le secteur du transport » ? Tout le monde aurait pour son compte… Du propriétaire de véhicules aux autorités de tutelle, en passant par les forces de l’ordre et autres maillons opportunistes de la chaîne. Et quand le transport va, avec des transporteurs maîtres de leur destin, tout va, assurément! Le ministre devrait dans son élan de développement du secteur, voir les Gnambrô qui ont beaucoup à lui dire… Puisque dans leur tâche quotidienne, certains récalcitrants de forces de l’ordre refusent d’obtempérer devant leur seigneurie, de même que des abrutis de conducteurs, et des goujats de passagers. Eux, ces Gnambrô qui sur le pont d’Adjamé côté du cinéma Liberté, n’hésitent pas à se placer en travers de la voie avec des chasubles où il est estampillé qu’ils sont des syndicalistes, pour demander aux conducteurs de mini-cars de transport en commun communément appelés « Gbaka » qui n’auraient pas pris leur ticket journalier du syndicat, de le faire. On ne comprend pas comment nos autorités puissent faire le tour du monde à la recherche de devises dont les Eurobonds, au lieu de simplement souscrire à un emprunt obligataire auprès de ces transporteurs et syndicalistes dont le marché noir est plus juteux que la BRVM ! Bon, acceptons cela puisque beaucoup de personnes y travaillent – en Côte d’Ivoire travailler devrait s’apparenter à une activité fusse t’elle officieuse et non seulement à une activité rémunérée -, faisant du taux de chômage ivoirien, le plus bas de ce monde… Et notre secteur du transport, le plus enviable d’Afrique, n’est-ce pas ?

YAO KONÉ

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