Tous les Ivoiriens se rappellent récemment la grève des transporteurs exerçant dans le domaine du transport des produits pétroliers, créant ainsi une pénurie de carburant due à la rupture de l’approvisionnement dans les stations-services. Eh bien ces opérateurs du secteur du transport des produits pétroliers s’insurgeaient contre les nouveaux instruments de mesure adoptés par le Groupement des pétroliers GPP. Après des discussions avec les autorités, le calumet de la paix ayant été fumé, les mesures suivantes ont été arrêtées d’accord parties : «Le sursis par le GPP des instruments nouveaux de mesure, à savoir le volucompteur et la jauge électronique.» En effet ce litige est né du fait que très souvent il y’a un écart entre le carburant de son lieu de collecte jusqu’au lieu de dépotage. Et cela est dû à plusieurs facteurs pouvant être lié à la fourberie de chaque acteur de la chaîne dans sa volonté d’engranger un maximum par des circuits détournés. Et qui entraîne selon les membres du GPP, «des manquants (écarts entre les quantités inscrites sur bordereaux de livraison et les quantités effectivement déchargées chez les clients) ; Perte de la rentabilité de l’activité des gérants de stations-services et leur appauvrissement de ceux qui y œuvrent ; des circuits parallèles de distribution avec une perte en impôts pour l’Etat ; diminution de revenus pour les marqueteurs ; accidents… » Encore que pour y remédier il faille trouver les vraies causes auxquelles seront appliquées les remèdes idoines!

Les nouveaux instruments, une solution nécessaire mais pas exhaustive
Ce litige est né parce que très souvent il y’a des différends qui naissent de la contestation de la quantité de produits livrés par des sociétés pétrolières membres du GPP, via des camionneurs. Ainsi la quantité de produits obtenue peut être différente selon la température de la période de la journée à laquelle le produit est livré, de l’état du camion… Sans oublier que du côté des transporteurs, tous ne sont pas de bonne foi. Certains véreux d’entre eux, se sucraient sur les différents reliquats de produits qu’ils conservaient après les dépotages et en fonction des différentes dénivellations de positionnement de leurs engins dont seuls ils ont le secret. Les plus grands perdants de cette chaîne sont les gérants de station, dont les revenus baissent sans cesse. Afin de réduire les pertes et les rendre sensibles à la fourchette définie par chaque opérateur, des solutions concernant la fiabilité des instruments de mesure, ont été préconisées. Ainsi les opérateurs préfèrent désormais appliquer de nouveaux instruments de mesure, créer une plate forme de collaboration entre les différents acteurs sous la direction des autorités… Mais ce n’est pas le plus grave ! Outre donc les mesures techniques, il y’a un problème pire!

La planéité des surfaces des stations
Pour livrer le carburant, les stations services qui le revendent doivent respecter certaines conditions qui diffèrent selon les opérateurs pétroliers. Entre autres la qualité et le dimensionnement des cuves, le matériel utilisé par les stations, la formation du personnel, la conformité des camions de livraison aux normes requises, mais aussi des conditions géométriques spécifiques du sol de la station. Ainsi le sol de la station devrait être totalement plat soit horizontal pour éviter des erreurs éventuelles lors du jaugeage de la quantité de liquide à déverser. Mais là, la plupart des opérateurs n’ont jamais pris le soin d’avoir un sol le plus plat possible pour leurs stations avant de les concéder à des gérants ; ce qui éviterait bien de litiges entre elles sociétés membres du GPP et leurs concessionnaires, et même entre les concessionnaires et les camionneurs. Et très souvent les calculs ne sont pas exacts. Prenons pour exemple la station située au Plateau en face de la radio nostalgie, pour voir qu’elle ne respecte pas ces conditions de planéité, entraînant de faux calculs d’où des pertes énormes pour le gérant. Aussi pour certains transporteurs du secteur il faille respecter le certificat de jaugeage délivré pour l’empotage et le dépotage, le renouvellement annuel des certificats de jaugeage, le jaugeage et le barèmage des cuves par un organisme étatique agréé, l’épreuve d’étanchéité des cuves des stations-services, mais et surtout la vérification immédiate de la planéité des surfaces des jauges sur les stations-services de même que chez tous les clients B to B. Selon certains rapports de dépotage de certaines stations-services, il a été constaté qu’on ne peut garantir des données à 100% fiables, 95% des stations n’ayant pas de surface de jauge planes. Parce qu’à l’heure actuelle, les mesures continueront de manquer de fiabilité, à cause des modifications intentionnelles ou accidentelles de la citerne, des différences entre l’environnement (planéité du sol, vallon de suspension du camion) de barème du dépôt et du site de dépotage. Penser aux problèmes adjacents donc c’est bon, mais respecter des conditions de planéité des sols, serait mieux ! Parce qu’un procès est vite né des contestations…

KONE YAO

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