Sidibé Bakari, est le président de l’Association des souscripteurs en E. business de Côte d’Ivoire (ASEB.CI), pour affaire concernant les maisons de placement d’argent en Côte d’Ivoire. Dans cette interview, il nous situe sur la situation des victimes. Tout en invitant le Président de la République, à respecter ses promesses. Lisons plutôt.

Comment est née votre association?

Elle est née par rapport à une situation d’E.business dans les moments les plus difficiles en 2006 après la chute des promoteurs des maisons de placement d’argent. Plus d’un million de victimes ayant souscrit dans ces maisons susceptibles d’aider la population car elles payaient normalement leurs impôts. Au départ, quand vous souscrivez, après 60 jours, les gens arrivaient à vous donner quelque chose. Mais c’est la déclaration du premier ministre d’alors, Charles Konan Banny qui a fait que les choses ont éclaboussé.

Aujourd’hui, qu’en est-il de cette situation ?

Aujourd’hui, la situation n’a pas encore porté de fruits vous concernant. Etant donné que les promoteurs ont disparu et on ne sait pas où ils se trouvent. Seulement qu’on a eu des promesses qui n’ont pas été respectées.

Des promesses de la part de qui ?

Il y a eu des promesses, c’était pendant la campagne présidentielle en 2010 dans des moments difficiles où il fallait revoir le côté social. On avait le dossier des victimes des maisons de placements d’argent, les victimes de déchets toxiques, et le dossier des victimes de guerre. Raison pour laquelle, l’actuel chef de l’Etat, M. Alassane Ouattara, a souhaité nous aider. Nous l’avons accompagné. Et il nous a fait des promesses qui, jusque là, n’ont pas été respectées.

Quel genre de promesses a-t-il faites?

Il nous a dit qu’il est un homme de parole, et que lorsqu’il dit quelque chose, il le fait. Qu’on pouvait compter sur sa générosité. Qu’il n’a jamais dit quelque chose qu’il n’a pas fait. Il nous a dit que dès qu’il serait au pouvoir, notre dossier de victimes des maisons de placement d’argent allait être l’un des premiers dossiers qui serait géré. Et, il a même ajouté que le pays n’était pas géré, la justice ne fonctionnait pas. C’est pourquoi, lui, allait trouver un moyen pour que nous les victimes, soyons dédommagés.

Voulez-vous dire qu’il n’a respecté sa parole?

Non! Je pense que le Président a complètement oublié ses engagements envers la population qui l’a aidé à venir au pouvoir. J’ai comme l’impression que M. Ouattara veut tout faire. Mais ce n’est pas possible! Pour développer un pays, c’est de succession en succession. Lui, il est arrivé au pouvoir, il nous parle du développement, tout en oubliant le côté social. Il a oublié que les Ivoiriens ont souffert à cause de lui durant 10 ans. Il a parlé des cas sociaux, il n’a même pas respecté sa parole. Alors que nous les victimes des maisons de placement d’argent, nous avons participé à l’élection de M. Ouattara au moins à 25%, car nous sommes plus d’un million. Il n’a pas respecté sa promesse jusqu’à ce jour. Il a fait les grands pays où les Présidents respectent les promesses qu’ils font. Quand il est arrivé au pouvoir, on a pensé qu’il était quelqu’un qui pouvait vraiment aider la population. Et depuis que lui-même il est au pouvoir, je dirai même que tout a augmenté. Mais il est là, il fait quoi pour les Ivoiriens? C’est le côté social qui est le plus important! Sans ça, il n’y a pas de vie. Donc je demande au Président Ouattara de revenir en arrière pour respecter ses promesses. Sinon, nous les victimes, aujourd’hui, nous sommes vraiment déçues de lui.

Mais M.Sidibé Bakari, que comptez-vous faire maintenant pour sortir de l’impasse?

De notre part, on l’observe! Nous sommes des fils de Dieu. Je me rappelle très bien étant au cœur du combat. On a dit qu’on était en train de faire la palabre de la vérité. Si réellement, ce que nous sommes en train de faire est une question de la vérité, aujourd’hui, M. Ouattara ne peut pas demander un troisième mandat. Ce n’est pas possible! S’il le demande, ce sera une honte pour lui! Parce que nous les victimes, nous allons descendre dans les rues pour demander aux Ivoiriens de ne pas voter pour lui. Car, tout ce qu’il dira, ce n’est pas sûr qu’il les respecte.

PAR DAHLIA GNOKPOYITEY

 

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