L’opposition ivoirienne a appelé ses partisans à s’insurger contre le Sénat et la Commission électorale indépendante (CEI) dirigée par son inamovible président à ce poste, Youssouf Bakayoko. Et ça fait la deuxième fois que cette opposition se signale, après un grand rassemblement le samedi 17 mars dernier, à la place CP1 de Yopougon.

A cette occasion, le professeur Ouégnin, de Ensemble pour la démocratie et la souveraineté (EDS), avait donné les motivations de ces manifestations : « Nous ne demandons qu’une réforme de cette CEI illégale et illégitime, la libération de tous les prisonniers politiques civils et militaires à commencer par Laurent Gbagbo, le père de la démocratie », conditions non négociables… d’une « réconciliation vraie » . Nous appelons donc tous les militants et démocrates à une gigantesque marche le jeudi pour exiger la réforme de la CEI aux ordres, déséquilibrée et dire non aux sénatoriales du 24 mars… l’État de Côte d’Ivoire ne peut pas continuer à violer impunément ses propres lois. » Mais c’est à une véritable démonstration de force de la part de la Police à laquelle ces marcheurs ont eu droit ce 22 mars. Les abords de la place de la République et les artères y menant, ont été interdites d’accès aux marcheurs.

Même les voies d’accès au centre des affaires le Plateau sont filtrées, pour ne pas que des attroupements s’y forment et grossissent, au fur et à mesure. Ils semblent avoir pensé à tout, nos securocrates! C’est alors que par petits groupes ces derniers se rassemblent dans certains endroits qui des ruelles qui des maquis, pour repenser leur stratégie, et essayer de contourner ce blocus sécuritaire. C’est en effet dès 8 heures que les premiers marcheurs arrivés sur les lieux, ont remarqué cela. Et ceux qui ont voulu montrer leur témérité, en ont eu pour leurs frais. D’ores et déjà, des arrestations sont en cours…

Aux dernières nouvelles, les responsables d’EDS ont décidé de se retirer. Pour trouver une meilleure stratégie pour se faire entendre?

KONE YAO

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