Le mercredi 28 mars dernier, un éboulement a eu lieu à la presqu’île de Sakassou, précisément dans la sous-préfecture d’un Ayaou-Sran, aux abords du fleuve Bandama, sur un site d’orpaillage clandestin. D’après le témoignage des survivants le nombre de morts avoisinerait les 70. Des ressortissants de la sous-région, des allochtones, et 3 autochtones ont été ensevelis sous la terre à la recherche du métal précieux qu’est l’or. Mais silence radio !
Le préfet et le sous-préfet de Sakassou semblent pourtant au fait de cette tragédie, mais pas de réactions après 2 mois. Et le site est encore en activité en attendant les prochaines victimes.

Fermés, mais rouverts clandestinement.

Un ressortissant de la région n’a eu de cesse d’alerter nos autorités. Qui ont certainement mieux à faire, avec les futures élections municipales et régionales ! Selon lui donc, «comme certains sites d’orpaillage du pays, le site d’orpaillage de la presqu’île, qui, officiellement fermé, créé aujourd’hui, un déséquilibre social. Avec des fléaux tels que, la drogue, le Vih-sida, l’abandon des travaux champêtres, la jeunesse de Sran connaîtra des jours sombres si on n’y prend garde. » il suffit d’effectuer un tour à Sakassou, sur le site d’orpaillage clandestin sur les bords du Bandama, dans la sous-préfecture d’Ayaou-Sran, pour s’en convaincre. Un vrai désastre écologique ! Ce site a connu un éboulement en mars dernier avec plus de 50 morts, information que les autorités préfectorales auraient astucieusement étouffée. Les morts sont encore enfouis sous la terre. Revenons à ce cadre désarçonné par ce fléau : «Originaire de la région, j’ai visité le site et pris les photos. Ces terres ne sont plus utilisables et lorsque les herbes vont pousser imaginez le danger pour tout visiteur. Je viens par cette note vous inviter à nous aider à dénoncer la reprise de l’orpaillage clandestin. En effet, après l’éboulement l’activité avait marqué un ralentissement pendant un mois environ mais a repris par la suite. Après le meurtre du gendarme au Nord, du pays précisément à Korhogo par les orpailleurs, les autorités militaires ont fait arrêter toute activité sur ce site. Mais petit à petit, les orpailleurs reviennent surtout les allogènes et les allochtones.»

Tous corrompus ?
De sources concordantes, toutes les autorités administratives et des Forces de défense et de sécurité, jouiraient des retombées de cette exploitation organisée par des clandestins dont les acheteurs viendraient de Bouaké. Et certaines populations louent leurs terres à ces orpailleurs clandestins, histoire de se faire du sou. L’Etat a interdit l’orpaillage clandestin, les enquêtes sur l’assassinat de l’officier de gendarmerie qui allait en guerre contre cette pratique à Korhogo n’ont pas encore abouti, on se demande bien donc quelles autorités et vaillantes populations daigneraient faire barrage à ces malfrats- quand bien même ils en auraient la volonté- si depuis le sommet de l’Etat, des décisions vigoureuses ne sont pas prises!

KONE YAO

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