Les lampions se sont éteints sur le projet « Des voix et des voies contre l’homophobie au Cameroun, Côte d’Ivoire et Sénégal » de l’Institut PANOS Afrique de l’ouest. La réunion finale de l’évaluation participative s’est tenue les 29 et 30 mai à Dakar. www.ivoiregnerie.com était de la partie.

Diane Senghor, directrice de l’Institut PANOS a à l’entame exprimer son plaisir d’avoir conduit le projet et surtout pour l’organisation de l’atelier de restitution. « Ce projet a démarré en 2015 et s’est mené malgré les vents contraires, l’homophobie et la prise de position des gouvernements qui a beaucoup affecté de l’intérieur le projet. Nous avons été affronté par les organisations, des politiques mais le projet a pu se poursuivre. Cet atelier représente le point d’arriver du projet » , a expliqué la directrice, tout en félicitant le travail ardu des partenaires, des organisations des LGBTI et des journalistes. « 365 articles ont été produits par les journalistes qui ont touché 69 mille personnes. Cela montre que vous avez pris le projet à bras le corps malgré les difficultés. Cette rencontre doit nous permettre de savoir pourquoi et comment nous avons travaillé afin de tirer des conclusions au regard de tout ce qu’on aura énuméré » , a-t-elle poursuivi. La réunion finale comme son nom l’indique a permis de faire le bilan des activités des organisations partenaires et des journalistes. Et d’expliquer aux journalistes les écarts entre ce qu’ils ont pu faire et ce qui avait été prévu par le projet.

Ce projet, notons-le, a vu le jour du fait de la croissance de l’homophobie dans les trois pays. Avec l’Union Européenne, l’Institut PANOS voulait accroître la pertinence, l’efficacité et l’influence de l’information et de la communication des défenseurs des droits des homosexuels dans la promotion de ces droits et dans le recul des préjugés à leur encontre. Les participants ont pu s’enrichir des expériences des autres tout en souhaitant la poursuite du projet car la phase de la lutte de la reconnaissance des droits des LGBTI n’était pas encore complète.

Blédja Koffi

 

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