Momboye Mouhon Photoreporter professionnel au quotidien spécialisé dans le sport : Le Sport a tiré sa révérence depuis le mardi 20 novembre des suites d’un malin malaise selon sa famille biologique.

Si le départ brutal de cet éminent photoreporter plonge les journalistes ivoiriens dans la consternation, la mort de Momboye vient une fois de plus mettre en lumière les conditions de vie et de travail des journalistes ivoiriens qui travaillent pour la grande partie des cas au noir. Voilà plus de 10 mois que les journalistes de « Le Sport » ne sont pas rémunérés. Dix bons mois d’arriérés de salaire pour cette année 2018. Sans oublier les autres années. Les journalistes de Le Sport ne savent pas combien leur employeur leur doit.

Le Sport, rappelons-le, est un tabloïd ivoirien spécialisé et est ou était (c’est selon) tenu par Assi Adon Amédée, actuel rédacteur en chef du journal gouvernemental « Fraternité Matin ». Lequel journal a licencié depuis hier 20 novembre, 123 agents dont 11 journalistes pour motif économique.

Assi Amédée Adon (ex-président du Groupement des patrons de presse et éditeur de Côte d’Ivoire (Gepeci) jusqu’en 2017 après deux mandats) et ex-membre du comité exécutif de la FIF (chassé pour un édito) a abandonné son canard et ses journalistes pour se trouver à Fraternité Matin avec dans sa valise deux journalistes de Le Sport, laissant les autres à la merci de la FIF, Sidy Diallo et Sory Diabaté qui seraient les nouveaux actionnaires.
Le journal parait de manière sporadique. Les difficultés de paiement de son impression font de sorte qu’il choisit ses parutions selon la couleur du temps et les intérêts du moment.

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