Le Président de la Conférence des Présidents des Universités Publiques de Côte d’Ivoire, le Professeur Lazare POAMÉ, Président de l’Université Alassane Ouattara, a annoncé que le Concours de recrutement des Enseignants-chercheurs, Assistants, a été ouvert le 28 juillet 2017, au cours d’une rencontre avec la presse.
Le Professeur Lazare POAMÉ a tenu à souligner qu’« avec l’arrivée du Professeur Bakayoko-Ly Ramata à la tête du Ministère de l’Enseignement et de la Recherche Scientifique, l’effet de sursomption du système d’Enseignement supérieur s’est polarisé sur les défis de la compétitivité, de la transparence, de la qualité et de l’innovation éthico-techno-économique ».
Selon ses éclairages, « les Universités ont pu enregistrer de nombreux dossiers de candidature, plus exactement mille six cent dix-sept (1617), sans compter ceux déposés dans les grandes Écoles publiques. En incluant les grandes Écoles, nous avons un total de mille huit cent soixante-quatorze (1874) dossiers ». Il a expliqué que le nombre d’Enseignants-chercheurs à recruter est fonction des postes budgétaires offerts par l’État. Ainsi, pour 2017, « ce sont quatre cent quinze (415) enseignants qui seront recrutés pour l’ensemble des Universités et grandes Écoles publiques. Ce nombre prend en compte les cinquante et un (51) postes déjà pourvus à l’issue des Concours organisés par l’Université de Man et l’Université virtuelle de Côte d’Ivoire. Pour cette session, il ne reste donc que trois cent soixante-quatre (364) postes ». Il n’a pas manqué de préciser que chaque année, le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique demande aux Universités de lui transmettre leurs besoins en personnel enseignant et c’est sur cette base que sont obtenus les postes budgétaires.
La procédure pour être recruté
Le Président Lazare POAMÉ a, en outre, expliqué les différentes étapes du recrutement dans l’Enseignement supérieur.
« Le recrutement dans les Universités débute par le dépôt des dossiers de candidature. Je tiens à préciser que chaque candidat est autorisé à déposer son dossier, dont l’une des pièces maîtresses est le Doctorat ou un diplôme équivalent, dans une ou plusieurs Universités s’il le désire. La deuxième phase est celle de l’analyse des dossiers du point de vue de leur recevabilité. Après cette phase, la troisième débute avec la transmission des listes définitives des candidats à la Direction des Ressources Humaines du MESRS. Les candidats dont les dossiers ont été jugés recevables reçoivent alors, par voie électronique, une notification individuelle ainsi que les informations relatives à l’épreuve qui les attend. Quant à la quatrième phase, elle concerne l’entretien au cours duquel les candidats sont évalués sur la base de leurs compétences et de leurs performances scientifiques, pédagogiques et éthicologiques. L’évaluation porte également sur les comportements des candidats, leurs connaissances de l’Université pour laquelle ils postulent, de la déontologie de la Fonction publique, du Code d’éthique et de déontologie du CAMES, Instance qui assure la promotion des Enseignants-Chercheurs et des Chercheurs au niveau supranational, interafricain.
L’évaluation est faite par un jury pluridisciplinaire constitué par le Président de l’Université. Les membres du jury doivent être des enseignants de rang magistral. Le Président peut faire appel à des compétences extérieures. Les candidats retenus sont classés par ordre de mérite et par spécialité. La liste est ensuite transmise à la Commission Nationale de Recrutement des Enseignants du Supérieur ».
Cette année, a-t-il ajouté, comme à la session précédente, l’entretien est organisé par chaque Université à travers un calendrier conçu dans le cadre de la Conférence des Présidents des Universités publiques. Ce calendrier est conçu de telle sorte que l’on puisse permettre à un candidat de présenter le Concours dans deux Universités.

Une méthodologie rigoureuse et transparente, marquée du sceau de la qualité
Le Président de la Conférence des Présidents des Universités Publiques de Côte d’Ivoire a rassuré tous les postulants en annonçant qu’une méthodologie rigoureuse et transparente a été adoptée.
Il a, pour ce faire, rappelé que « ce recrutement est fondé sur un triptyque mondialement valorisé et socialement désiré : le scientifique, le pédagogique et l’éthique. En effet, la sélection s’effectue sur la base de la valeur scientifique des titres et travaux des candidats (Thèses de Doctorat, publications scientifiques annexes…) et de leurs connaissances de l’Institution qu’ils souhaitent intégrer. Leurs projets pédagogiques ou scientifiques pour l’Université seront également pris en compte dans la mesure où ils permettent d’apprécier leur intérêt pour l’Institution et leur capacité à l’aider dans son rôle de moteur de développement. La sélection tiendra compte du comportement des candidats, qui se profilera à travers leur prestation, et de leurs connaissances de la déontologie de la Fonction Publique et du CAMES ».
Aussi, « le choix d’Enseignants-chercheurs de rang magistral pour les jurys, permet de garantir la qualité et le respect des principes docimastiques de l’évaluation. A cet effet, une grille et un guide de notation détaillés et précis seront mis à la disposition de chaque jury. Cette grille de notation accorde à l’exposé sur les Titres et travaux l’importance qui lui revient de droit, car cet exercice permet d’évaluer à la fois les compétences et les performances scientifiques et pédagogiques des candidats. Accorder de l’importance à la capacité du candidat à restituer la quintessence de ses travaux, à la maîtrise de l’objet de son savoir à travers des réponses pertinentes aux questions qui lui sont posées, à son élocution, à la clarté de son exposé, au respect du temps, est la preuve du souci des acteurs de l’Université d’avoir des ressources humaines de qualité. Nous ne négligeons pas pour autant les éléments qui permettront d’établir un portrait axiologique du candidat, à savoir sa sociabilité, sa posture vis-à-vis de lui-même et des autres ».
Notés sur 20, les candidats sont, selon les explications du Professeur Lazare POAMÉ, d’abord classés par ordre de mérite par les membres des différents jurys. Ils sont ensuite reclassés selon les axes prioritaires de l’Institution et le nombre de postes budgétaires disponibles. Ce choix a pour conséquence le classement, au bas de l’échelle, des candidats des filières dont les besoins en personnel enseignant sont moins importants. Les résultats des jurys, consolidés sur cette base, sont transmis au Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique. Ces résultats sont mis à la disposition de la structure chargée de les proclamer, à savoir la Commission Nationale de Recrutement de l’Enseignement Supérieur (CNRES). Pour cette session, les résultats dûment mis en forme devaient être transmis au Ministère au plus tard le 6 octobre. La CNRES se réunit à la fin du processus pour ce que le Professeur POAMÉ a appelé les délibérations ultimes. Il a terminé son propos en rassurant les candidats : « Il s’agit d’une méthodologie rigoureuse et transparente, marquée du sceau de la qualité, qui ne laisse aucune place au favoritisme et au trafic d’influence. C’est pourquoi je tiens à rassurer les candidats quant aux dispositions qui ont été prises pour garantir la transparence du Concours et maximiser l’égalité des chances ».

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