Le 4 Septembre 2017 le Syndicat des employés de l’Agence Emploi Jeunes a engagé un mouvement de protestation en vue de revendiquer de meilleures conditions de vie et de travail, après plusieurs demandes d’audiences non accordées par leur tutelle. Suite à ce mouvement, 80 membres du personnel de l’Agence Emploi jeunes ont été licenciés en violation de la procédure disciplinaire en vigueur. L’administration de l’Agence a évoqué « la faute lourde » pour se débarrasser d’agents qualifiés qui comptabilisent pour certains plus de 10 années de services. Ainsi les 39 contractuels perdent leurs emplois et les 41 fonctionnaires sont mis à la disposition du ministère de la fonction publique. En dépit de toutes les médiations engagées auprès du Ministre pour trouver une solution.

Des agents en congé maladie et congés ordinaire licenciés

L’IFCI, cosignataire de la trêve sociale avec le gouvernement s’insurge contre l’attitude du Ministre Sidy Tiémoko Touré en tant que membre du gouvernement, de ne pas privilégier la négociation comme moyen de résolution des préoccupations des travailleurs comme le stipule le protocole d’accord portant trêve sociale. Aucun cadre de dialogue n’a été créé au sein de son ministère pour favoriser le dialogue social. Ainsi, le ministre Sidy Touré a refusé à maintes reprises de recevoir les camarades syndicalistes qui ne demandaient qu’à exposer leurs préoccupations aux fins d’engager des discussions. En outre, l’IFCI relève que le licenciement de ces 80 agents, de l’Agence Emploi Jeunes n’a point respecté la procédure en vigueur pour les sanctions disciplinaires. Pire, des agents en congé maladie et congés ordinaire ont été licenciés. Ainsi, l’IFCI s’interroge-il sur cette décision radicale du Ministre : « Comment l’Agence Emploi Jeunes qui est censé faire la promotion de l’emploi peut-elle de manière aussi expéditive se défaire de ses employés expérimentés ? et qualifiés ? Le ministre Sidy Tiémoko Touré a-t-il été bien inspiré quand on sait que le Président de la République a placé en lui toute sa confiance pour trouver des solutions idoines à l’épineuse équation de l’emploi des jeunes ? Le Ministre SIDY Touré est-il au-dessus du gouvernement qui a fait mains et pieds pour obtenir une trêve sociale avec les structures syndicales, trêve qui stipule que la négociation soit privilégiée pour les revendications nouvelles ? En effet le ministre veut-il dire que le Président de la République, le Premier Ministre ont eu tort de négocier avec les syndicats de fonctionnaires récemment et c’est lui qui est dans le vrai en prenant cette décision de réprimer au mépris des dispositions légales et réglementaires ? Quelle fierté a le ministre Sidy Touré quand ses collaborateurs d’hier dont il s’est débarrassé comme des malpropres ont vu leur couverture assurance maladie interrompue subitement alors que parmi eux il y a des grands malades ? »

Des propositions pour sauver la trêve sociale

Pour ne pas mettre à mal la trêve sociale, L’IFCI qui s’est engagée à travers le protocole d’accord avec le gouvernement dans une trêve sociale fait des propositions suivantes : « D’abord le ministre Sidy Tiémoko Touré qui devra montrer qu’on ne doit pas désespérer de la jeunesse à qui bon nombre de gouvernements ont hésité à confier un poste de responsabilité, nous lui demandons humblement de réintégrer sans condition les agents licenciés de l’Agence Emploi Jeunes pour redorer le blasons de cette structure qui devra semer l’espoir dans les cœurs des jeunes ivoiriens au lieu de le briser. Ensuite le ministre de la fonction publique qui devra prendre la pleine mesure de cet abus d’autorité en stoppant la procédure en cours qui ne respecte aucune législation en vigueur. Nous demandons au ministre de la fonction publique de rejeter cette mise à disposition inique. Enfin au premier ministre, chef du gouvernement qui s’est investi pour obtenir la trêve sociale. Nous sollicitons son implication dans la résolution de cette crise à l’Agence Emploi Jeunes. Car l’attitude du Ministre Sidy Touré, si la situation reste en l’état pourrait être assimilé à une rupture unilatérale du gouvernement de la trêve sociale. En définitive, l’IFCI appelle au bon sens de tous afin que cette crise des 80 agents licenciés de l’Agence Emploi Jeunes ne prospère point pour que triomphe le dialogue social, seul gage de la paix et de la sérénité dans les structures de notre pays. » La tension reste vive entre Sidi Tiémoko Touré et les employés !

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