Quand Didier Drogba avait signé le partenariat avec la célèbre marque de bière à Abidjan, beaucoup avaient crié au scandale. Il faut dire qu’avec l’abandon de la tradition, la société ivoirienne n’a jamais été autant islamisée qu’aujourd’hui et il n’est pas sûr qu’elle y gagne au change avec un culte qui, outre la consommation d’alcool, condamne la liberté de penser de l’apostat, considéré comme un criminel.

A la vérité, le sucre contenu dans les sodas réduit bien plus sûrement la durée de vie des consommateurs que l’alcool contenu dans les bières, la boisson la moins alcoolisée qui soit.

Mais qu’est ce qui pousse Didier Drogba à « investir » en Côte d’Ivoire pour l’émergence de son pays ? Début 2013, au crépuscule de sa carrière de footballeur international, la vedette avait multiplié les interventions médiatiques pour mettre en avant sa « fondation », The Didier Drogba Fondation… Dont on sait aujourd’hui qu’elle n’a pas changé le quotidien de plus en plus difficile des Ivoiriens.

Et le problème des ex-footballeurs pro est le même que celui des politiciens qui plongent les 2 mains dans le pot commun de confiture nationale, surtout ceux qui à 30 ans revendiquent fièrement une rébellion mortifère : Comment conserver son niveau de vie digne des sultans des milles et une nuit quand vos vieilles jambes ne peuvent plus pousser le ballon ?

La solution trouvée par la célébrité pour continuer à vivre comme un pacha entre plusieurs continents est la pire qui soit pour quelqu’un qui prétend aider ses compatriotes en promettant une société meilleure : L’industrie la plus polluante et la plus avilissante qui soit, celle qui avant même l’industrialisation du sucre a amorcé la traite négrière, l’orpaillage industriel.

 

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