Le jeudi 17 Janvier 2019 de 10h à 12h, Madame la ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle a rencontré les responsables des syndicats issus de son département ministériel. Ces derniers ont répondu massivement à son appel. Dans son allocution, Mme la ministre a indiqué qu’avec la trêve sociale signée entre les groupements syndicaux et le Gouvernement en Août 2017, il ne devrait plus avoir de grève en Cote d’Ivoire. Elle a égrené le chapelet des projets du gouvernement pour le secteur Education/Formation pour l’année 2019 qui sont entre autres le recrutement exceptionnel de 10.300 enseignants, la construction de 5000 salles de classe, la construction de 8.500 latrines, la fourniture de tables bancs… Les syndicalistes ne se sont pas laissé conter à l’instar d’ABONGA Jean Yves Koutouan, Secrétaire Fédéral du MESEF-RS (Mouvement pour l’épanouissement du Secteur Education-Formation et de la Recherche Scientifique). Ce dernier a rappelé à Mme la ministre que dans ledit protocole d’accord existent des engagements de part et d’autre. Selon le leader syndical, la résurgence des grèves est essentiellement due à la non mise en place des cadres de concertation dans les différents ministères techniques ou leur dysfonctionnement, quand ils existent ;  non sans indiquer que la trêve sociale n’a jamais signifié la mise à mort de l’activité syndicale. En somme, cette réunion est révélatrice du malaise dans la grande maison de l’Education nationale secouée par des tensions depuis novembre 2018. En effet, les instituteurs contestent à nouveau les cours de mercredis et un groupement d’enseignants revendique la revalorisation de l’indemnité de logements. A propos, à moins d’un dernier revirement, une grève illimitée est prévue par cette coalition à partir du 22 janvier 2019. Que fera Mme le ministre? Ponctionner les salaires des grévistes comme l’a fait son collègue de la santé fin novembre 2018 ou appeler à la table des négociations pour trouver une solution à cette énième crise qui secoue l’école ivoirienne? Qui vivra verra, susurrent les enseignants déterminés à mettre fin à cette injustice à leur égard que constitue les miettes qu’ils continuent de percevoir comme indemnités de logement devant le prix exponentiel des loyers. Mais pour peu que l’on puisse dire, c’est sûr que ces enseignants n’auront une oreille attentive à leur mouvement qu’après la date ô combien historique du 26 janvier prochain!

 DADIE KOBE

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