Il s’agit de plusieurs milliards (20 Milliards F CFA) que l’État de Côte d’Ivoire a perdu dans cette affaire désormais connue de tous : « Affaire Fraude au Guichet Unique de l’Automobile d’Abidjan (GUA) » . Plusieurs arrestations ont été faites. Des suspects ont pris la tangente. Notamment les transitaires cités et suspendus par les Douanes ivoiriennes, « Eveil transit Côte d’Ivoire, Société ouest africaine de Transit, Amal Transit, Soum Cargo Transit, Karim Transit Abidjan » .

En effet, c’est grâce au ministre de Justice, Sansan Kambilé que cette mafia été découverte. Il aurait refusé une « faveur suspecte » de la part de son transitaire. Selon le journal « L’Éléphant déchaîné » , s’appuyant sur une source judiciaire, le ministre a refusé de bénéficier des faveurs jugées illégales, dans le processus de dédouanement de son véhicule et exigé une enquête, pour en savoir plus. Commence dès lors une série de révélation qui a fait couler beaucoup d’encre et salive. Mais qui est ce transitaire qui a proposé cette faveur au ministre ?

La « frappe à froid » de Karim

Dans l’affaire trois acteurs acteurs rentrent en ligne de compte : le Transitaire, (le cerveau), la Douane (le cœur du réseau), le Guichet unique de l’automobile (l’exécutant de la dernière phase). Un trio infernal pour le bonheur des fraudeurs ! Aucune action de fraude ne peut se faire dans le processus de dédouanement des véhicules sans la dense et inévitable complicité de ces trois acteurs qui travaillent en synergie. Bref !

Revenons à celui par qui le scandale éclata. Au départ Karim Auto Abidjan, spécialisé dans la vente de véhicule d’occasion, la SARL va voir ses activités évoluer. Les associés de SARL Karim Auto Abidjan ont décidé du changement de la dénomination qui devient désormais Karim Transit Abidjan (KTA) et de la réduction de l’objet social aux activités suivantes: Transit et activités connexes, en mars 2013. (Voir dépôt au greffe du Tribunal du commerce d’Abidjan, le 15 mars 2013 sous le N° 2232). De 2013 à 2018, les activités de la boîte prendront du volume. L’entreprise a le vent en poupe et bénéfice de ses relations et autres contacts dans l’ex-rébellion. Connu pour être proche de Soro Guillaume, il (Karim, le transitaire) était le transitaire attitré de tous les barons de l’ex-rébellion. C’était l’homme qui assurait les démarches de toutes les grosses voitures des vedettes de la rébellion dont le fief était Bouaké. Dans la vaste collection de Wattao, l’on peut trouver des chefs-d’œuvre de Karim Transit Abidjan. Une griffe désormais qui se confond avec la fraude dans le domaine du transit en Côte d’Ivoire.

 

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