Jeudi 12 avril à 10h30 à Roissy-Charles de Gaulle. Des voyageurs médusés et indignés ont pu assister et voir une personne conduite manu militari, menottée, encagoulée, pieds et bras ligotés, solidement tenue par les policiers jusque dans l’avion. Ce n’est pas un film d’action. Mais une réalité au pays dont les droits de l’homme demeurent la priorité de sa politique étrangère. L’ivoirien monté de force, pleurait et s’agitait. Les passagers se sont mis, dès lors, à protester contre cette déportation forcée. Certains ont même été « embarqués » vers le poste de Police. Quand les personnes qui tentaient de s’interposer, ou qui, simplement, ne se taisaient pas étaient menacées par la Police. Les voyageurs qui ont filmé la scène avec leurs portables se sont vus expulsés de l’appareil. Voici le tableau de l’intervention des forces « anti-émeutes » sur un vol Air-France malgré l’opposition des passagers. En d’autres termes, l’illustration du durcissement du tandem Macron – Collomb. Interpellée, l’ambassade de Côte d’Ivoire est restée sans réaction. C’est habituel parait-il. Ce n’est pas grave surtout que la Côte d’Ivoire fait encore partie de la Françafrique ! France, terre d’accueil… pour riches roitelets africains de service.

Loi du 17 décembre 2017 (sous Macron – Collomb)

L’Etat français privatise les opérations d’expulsions des étrangers en situation irrégulière sur le sol français, accomplies jusque-là par la Police. Selon un document révélant une note interne d’Air France, la police française demande désormais aux compagnies aériennes de faire appel à des sociétés de sécurité privées pour encadrer certaines reconduites à la frontière.

L’amende, un argument de poids!

Pour faire pression sur les compagnies aériennes, la police dispose d’un argument de poids. La loi prévoit une amende pouvant aller jusqu’à 30.000 euros pour les transporteurs qui refusent d’embarquer un sans-papiers. La plupart du temps, ce sont des raisons de sécurité qui sont invoquées par les commandants de bord. De nombreux expulsés contestent leur renvoi de manière virulente. Et en l’absence de policiers, impossible de faire revenir le calme dans l’appareil. Seule solution pour les compagnies aériennes : embaucher des agents de sécurité privés. Depuis la publication de cette loi, les amendes pleuvent. De quoi remplir les caisses de l’administration fiscale qui a déjà encaissé entre 7 et 8 millions d’euros, selon la direction générale des étrangers en France (DGEF).

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