« L’Essor Ivoirien » est suspendu pour un mois depuis le 21 mars 2018 : « Ces écrits, manifestement, sont aux antipodes des règles de la profession en plus de relever d’un journalisme d’une époque révolue constituent une menace pour la consolidation de la démocratie…« , explique dans un communiqué du Conseil National de la Presse (CNP).

A peine l’autorité de régulation a rendu sa décision sanctionnant un journal pro-Ouattara spécialisé dans les diatribes qu’Alain Lobognon, député-maire de Fresco et ex-Ministre ivoirien de la Promotion de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs, limogé le 13 mai 2015 relativement à la « prime impayée des éléphants », se fend d’un tweet pour applaudir des deux pieds tout en estimant que cette sanction parait à ses yeux comme une « pure comédie ». Mieux il fait une révélation plus que surprenante dans son post sur les réseaux sociaux. Le compagnon de Guillaume Soro explique sans ambage que ce torchon est « financé sur fonds publics. »

Alain Lobognon a-t-il menti ?

Officiellement, aucun « fonds publics » n’est alloué pour le financement de ce journal dont parle Lobognon dans son tweet. Le Fonds de soutien et de développement de la presse (FSDP) pouvant constituer auprès des banques et établissements financiers, la garantie des emprunts contractés par les entreprises et organisations ou accorder des subventions aux organes de presse remplissant les conditions conformément au décret n°2007-677 du 28 décembre 2007 qui détermine les attributions, l’organisation et le fonctionnement du Fonds de Soutien et de Développement de la Presse, n’a jamais accordé un seul kopeck à ce journal comme le prétend Alain Lobognon.

De quels « Fonds publics » parle l’ancien Ministre des sports? Alain Lobognon sait, à coup sûr, un peu plus sur ce mécanisme de financement « sur Fonds publics » de ce journal qui s’apparente à un blanchiment de capitaux. « L’Essor ivoirien » n’a vendu que 3,12 % pour le compte du dernier trimestre de l’année 2017. Pourtant…

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