La Côte d’Ivoire est connue sur le plan africain comme une grande nation de football. Puisqu’elle a réussi à se qualifier pour la coupe du monde de football en 2010, en 2014, et est en passe de le faire encore cette année si les dieux du ballon rond lui accordent leurs faveurs face au Maroc le 6 novembre prochain, à Abidjan. Mais que de problèmes dans l’organisation du football ivoirien qui n’a pu remporter pendant son histoire que deux coupes d’Afrique (1990 et 2015). Et cela, personne n’arrive à le dire clairement, vu le véritable business qu’est devenu ce secteur.

Tout d’abord la présidence de la Fédération ivoirienne de football (FIF) est devenue un enjeu hautement politique que s’arroge le pouvoir en place. On se rappelle qu’une fois au pouvoir le FPI a soutenu Jacques Anoma qui remplaçait ainsi Dieng Ousseynou qui avait les faveurs du PDCI. A l’arrivée du RDR, un homme du sérail et de réseaux ésotériques Augustin Sidy Diallo, en prend les rênes. Lui qui n’avait pas grande connaissance de ce monde et pensait au départ à la portion congrue à travers ce poste, commence de plus en plus à s’y sentir, l’appétit venant, en mangeant.

Ensuite, le recrutement de l’entraîneur, qui a toujours été une affaire de gros sous puisque dans les couloirs de la FIF, ce choix ne serait la conséquence d’aucune logique de recrutement planifié. En effet très souvent c’est un homme aux ordres qui est préféré, puisqu’avec lui il y’a la possibilité de pouvoir faire des arrangements financiers notamment sur son salaire et plusieurs autres aspects, comme ses conditions de vie. Et dans l’ombre, des dirigeants et responsables, s’engraissent… Les ivoiriens se rappellent vraiment que le recrutement d’un certain Lamouchi et actuellement de Marc Willmots, n’obéissent à aucun critère objectif, sinon qu’à des réseautages! Le premier avait besoin de se faire un bon CV –qui n’a aucunement gagné en volume après son départ vu ses piètres compétences- et le deuxième une seconde santé financière après une certaine traversée du désert ; voila certainement pourquoi il n’était pas sur la liste des postulants, mais a été finalement retenu.

L’appel en sélection est un vrai chiendent pour les dirigeants du football ivoirien puisque là il faut trouver le juste équilibre entre business et résultats. En effet des joueurs sans grande expérience et méconnus mais prêts à faire des concessions financières surtout pour remercier ceux qui leur tendent la perche, sont prêts à lâcher une partie ou toute leur prime voire davantage pour jouer en sélection, et se voir ainsi cotés pour jouer dans un grand club d’un bon championnat européen. Pour preuve les raisons officieuses du limogeage de Zahui François qui avait conduit la Côte d’Ivoire à la finale de la Coupe d’Afrique des nations de 2012 sans défaite aucune, au profit de l’inexpérimenté Lamouchi. Eh bien cet entraîneur ivoirien qui comptait bien faire son travail –avec très peu comme salaire contrairement aux expatriés qui gagnent beaucoup pour un résultat en deçà des attentes-, avait eu la fâcheuse manie de vouloir résister à la pression de la ramification des réseaux de la FIF, qui lui exigeaient de faire jouer deux nouveaux internationaux. Il n’a pas su garder ses émotions pour comprendre l’enjeu financier colossal qui se jouait à travers ces remplacements exigés, et avait violemment protesté contre ses responsables, ne sachant pas qu’une certaine mafia sévissait qui se sucrait sur de tels enjeux, et qu’il signait ainsi la fin de son contrat. Ivoiriens à cette allure ne rêvez pas d’une qualification au mondial 2018 en Russie ou d’un essor véritable du football ivoirien avec des résultats constants, si cela, par la providence, arrivait!

KONE YAO

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