Fêtes pascales : « Vivre Paquinou… et mourir » !

Jamais réjouissance festive n’a autant drainé de mouvement de foule en Côte d’Ivoire, que la fête de Pâques. Cette fête qui à l’origine chrétienne, s’étend désormais à tout le monde. Et le peuple Baoulé du Centre de la Côte d’Ivoire s’en est accaparée puisqu’à cette occasion les travailleurs saisonniers de ce peuple, leur diaspora et cadres en profitent pour se retrouver en famille ; des retrouvailles pendant lesquelles il est très souvent question de projets de développement des régions d’où ils viennent. Le vin de palme, le vin rouge bouché ou le « Valpierre » local, coulent à flots. Avec des animaux tués et partagés, pour la fraternité. A telle enseigne que les Baoulés sont en Côte d’Ivoire les gardiens de cette fête et ont « colonisé » toutes les autres ethnies qui n’ont désormais aussi d’autres périodes de retrouvailles, que Paquinou qui veut dire dans ce patois, « en Pâques » .

Ce sont des convois partant des grandes agglomérations et de la capitale vers le Centre du pays bien avant l’agapè, car « vaut mieux vivre Paquinou, et mourir ! »

Mais à côté de la joie, n’oublions pas que c’est aussi la période des bonnes affaires pour les transporteurs et les « Paquinouistes » doivent payer au prix fort, leur déplacement. D’où ce triste constat : « L’on nous signale de façon récurrente une augmentation du coût du transport sur les tronçons Daloa – Bouaké qui passe de 5000 à 6100 F CFA. Idem pour le tronçon Bouaké – Abidjan. Ce, malgré le fait que le litre de carburant n’ait connu d’augmentation à la pompe. » Dixit Marius Comoé, un responsable d’une association de consommateurs de la place.

Comme le dit l’argot ivoirien le célèbre Nouchi, « Paquinou, y a la mort (heureuse) dedans » !

KONE YAO

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