Les  nouveaux bacheliers ivoiriens 2018 vont payer 10 mille pour aire des choix d’université.

Avant d’être orienté à l’Université, il y a une étape préalable : celle de la préinscription qui se fait en ligne sur une plateforme virtuelle du ministère de l’enseignement supérieur.

Cette année 2018, il y’a 112.297 nouveaux bacheliers. Si l’on fait un petit calcul arithmétique en multipliant ce nombre par 10.000 FCFA comme  frais d’inscription, on récolte la rondelette somme d’1 milliard 122 millions 970 mille FCFA. Une bagatelle qui échappe complètement au budget de l’État. Alors question au ministre de l’Enseignement supérieur, Albert Mabri Toikeusse : A quoi sert réellement de faire payer une préinscription à l’université en Côte d’Ivoire ? Surtout que cet argent ne devrait pas avoir premières destination, les caisses de l’Etat?

Il n’y a pas de contractuel à payer d’autant plus que ce sont des fonctionnaires et agents de l’État qui gèrent le site et qui font le travail pour lequel ils sont payés par le contribuable ivoirien.

Autres questions:

-Pourquoi les ivoiriens ferment-ils les yeux sur cette opération qui s’apparente à de l’escroquerie ?

-Comment le ministre Gnamien Konan avait-il fait pour organiser les préinscriptions universitaires sans prendre un rond à un nouveau bachelier ?

-Pourquoi l’Inspection d’état et la Haute autorité pour la bonne gouvernance (HABG)… ne s’intéressent-elles pas à la destination finale de cette manne ?

-Que disent les mouvements estudiantins ivoiriens sur cette histoire ?

Rien qu’à lire Gnamien Konan lors d’une intervention en date du 8 mars 2017, alors titulaire de ce portefeuille ministériel en son temps, on devine aisément la destination prise par ce pactole : «Nous condamnons tous les prélèvements injustifiés, qui s’apparentent à du racket institutionnalisé, pratiqués par nombre d’administrations à la faveur des concours administratifs, des inscriptions et des orientations dans les écoles et dans les universités. Il a été imposé aux 90000 nouveaux bacheliers, cette année (2017, ndlr), le paiement de 15200 francs pour être orienté. Résultat, des milliers de bacheliers ne se sont pas présentés sur la plateforme d’orientation parce que n’ayant pas réuni la somme requise pour y accéder […] Il appartient au gouvernement de mettre fin à toutes ces formes de racket déguisé en payements en ligne et aux perceptions de recettes de service illégales en général, pour consacrer la transparence et la gratuité du service public grâce aux TIC. C’est possible. Des exemples tirés de notre pratique à la Douane, à la Fonction Publique et à l’Enseignement Supérieur l’attestent. Quelques caisses noires s’en trouveront affectées, mais personne n’en mourra et ce sera un grand soulagement pour nos concitoyens ?»

Cela ressemble bien à un racket institutionnalisé puisque sous Gnamien Konan, tous les bacheliers ivoiriens ont été orientés sans qu’un seul débourse un rond.

Ça ressemblerait fort bien à une affaire de COGES qui a cours au secondaire et au primaire.

Précision de taille, toutefois :

 Ne confondez surtout pas les frais de préinscription avec la scolarité ou les frais d’inscription !

-Les frais de préinscription sont fixés à 10.000 FCFA et payés en ligne à travers les opérateurs de téléphonie mobile.

-Les frais d’inscription sont fixés à 30.000, 60.000 et 90.000 FCFA selon le cycle et avec la subvention de l’État.

Si les frais d’inscription ou de scolarité sont comptabilisés par les contrôleurs budgétaires, les 10. 100 FCFA d’inscription en ligne sont gérés directement par le ministre et son cabinet, avait décrié le ministre Gnamien.

 Vraiment une escroquerie notoire que de savoir qu’une préinscription en ligne qui se fait gratuitement ailleurs, rapporte plus d’un milliard de FCFA au ministre et à son cabinet.

Ailleurs, la justice les nombreuses structures de lutte contre la corruption ou de la promotion de la bonne gouvernance auraient déjà éclairé les ivoiriens sur la destination finale de cette bagatelle issue des inscriptions en ligne. Mais comme nous sommes en Côte d’Ivoire le pays de toutes les possibilités et que chaque ministre se doit de se constituer une gabelle personnelle une fois à un poste…

LA REDACTION (Avec contribution des réseaux sociaux)

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