Grand-Bassam est une ville désormais patrimoine de l’Unesco. Mais elle est également la première ville qui a attaquée par les terroristes. En effet, le 13 mars 2016, la ville de Grand-Bassam subit le premier attentat perpétré sur le territoire ivoirien. C’est en pleine journée qu’une fusillade sanglante frappe un quartier touristique de la ville faisant au moins 18 morts, dont trois soldats des forces spéciales ivoiriennes et au moins 15 civils, parmi lesquels quatre Français et une Allemande. Dans l’assaut des forces spéciales, trois assaillants ont été neutralisés. Dans la soirée Al-Qaïda au Maghreb islamique revendique l’attaque par le biais de son agence de presse. Ainsi résumée la journée funeste du 13 mars 2016.

Les signaux étaient au rouge avant cette attaque. Les autorités ivoiriennes savaient que l’extrémisme religieux prenait un pas important sur la raison. En témoignent la construction de mosquées « sans nom » dans le Nord et le Nord Est de la Côte d’Ivoire par des Ong fantoches qui prêchent un islam rigide et « frileux » . A l’ouest, précisément dans la ville de Man, une mosquée reste fermée par les autorités administratives à cause des querelles entre sunnites qui tournent souvent à la violence et à de graves menaces sur la quiétude de la ville.http://lepointsur.com/cote-divoire-dg-cultes-fermer-mosquee-musulmans-sunnitesreligion/

La guerre aidant, l’évocation de la providence et surtout de « L’éternel des armées » par un camps qui croient dur comme du fer que Dieu descendra des cieux pour mettre fin à la crise ( Sic) et les fausses prophéties de faux prophètes qui ouvrent la bouchent rien que pour avoir de quoi à manger et dire ce que leurs interlocuteurs veulent bien attendre. Des vendeurs d’illusion autres charlatans dont le nom de Dieu est le principal fonds de commerce ont pion sur rue.
Ces derniers temps les hommes politiques et non des moindres se sont mis dans la danse. Surfant sur ces faiblesses de la « doxa » pour s’attirer un capital sympathie. L’ex-première dame sortie de son cachot s’est presqu’ériger en pasteur évangélique pour prôner l’amour. Ce qui d’ailleurs n’est pas mauvais. Si certaines croient pouvoir semer l’amour en élisant domicile dans les églises et autres synagogues.
De l’autre côté, c’est le chef de l’État lui-même qui consolide le port de boubou. Une des raisons, qui selon les rebelles et leurs soutiens, de la prise des ares contres la mère patrie. « Maintenant nous pouvons porter des boubou », refrain chanté par Amadou Soumahoro du RDR, parti au pouvoir. Une déclaration qui se situe dans la droite ligne de celle de l’actuel chef de l’État qui expliquait au temps du règne de Bédié qu’on ne voulait pas qu’il se présente parce qu’il est musulman. « Monsieur Bédié ne veut pas que je sois candidat parce que je suis du Nord et musulman », surfant ainsi sur la corde tribale et religieuse. Dix ans après il entame son pèlerinage à la Mecque, cinquième pilier de l’Islam. Et son retour est « outrageusement » médiatisé avec un accueil qui paralysé la ville d’Abidjan. Désormais nous avons El Hadji Alassane Ouattara.
Cette situation des deux camps, tous issus des religions dites révélées relance le débat sur la laïcité de l’État de Côte d’Ivoire. Avec cet exhibitionnisme à souhait des fibres religieuses, il y a des raisons de s’inquiéter sur le durcissement des positions religieuses qui conduisent inéluctablement à l’extrémisme religieux dont les conséquences ne sont pas maitrisables.

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