Le mardi 6 mars s’est tenue une réunion au Centre de bureautique, de communication et de gestion (CBCG) de Cocody entre les enseignants, à l’initiative du Réseau des professeurs de lycées et collèges de Côte d’Ivoire (REPLYC-CI). Objet, analyser la situation sécuritaire au sein de l’école, et en tirer les conséquences.

Genèse de l’affaire
Ouvrant les débats, le Secrétaire général national dudit Réseau Yacouba Coulibaly, a au titre des informations, fait la genèse de la situation que traverse le CBCG de Cocody. Il a expliqué qu’un groupe d’étudiants il ya quelques mois a rencontré le directeur de l’établissement en vue d’y installer une section de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI). Devant le refus de celui-ci, s’appuyant sur une décision de sa hiérarchie, les étudiants ont commencé à mener des actions qui perturbent la quiétude dans l’établissement. Tout a commencé par une altercation entre les étudiants et le directeur qui a débouché sur la tenue d’un conseil de discipline visant à analyser le cas de ceux mis en cause. Le 06 Février date dudit conseil, l’on a assisté à des actes de vandalisme qui ont eu pour conséquences des casses, des violences physiques, des vols de téléphones, d’ordinateurs et d’argent. Ces événements ont entrainé la naissance d’un collectif qui a rédigé une motion de protestation à la hiérarchie exigeant la radiation des étudiants mis en cause, le renforcement de la sécurité par une présence permanente des forces de l’ordre et la restitution des objets volés. Mais après plusieurs jours force est de constater que rien n’est fait hors mis une présence peu dissuasive des forces de l’ordre. Pis, étudiants indexés semblent reprendre du poil de la bête et posent des actes inquiétants, troublant la sérénité et la quiétude au sein de l’établissement. Le dernier en date est un accrochage entre étudiants qui a failli finir en rixe. Autant ont-ils donc décidé d’anticiper, en prenant des décisions radicales.

Arrêt pur et simple des cours jusqu’à nouvel ordre
Tous les enseignants présents à cette réunion ont tablé sur le climat délétère et malsain qui règne au sein de l’établissement. Yacouba Coulibaly a repris la parole pour préciser que le problème des enseignants n’est pas tellement la FESCI mais plutôt la situation d’insécurité qui ne favorise pas la tenue des cours. Plusieurs constats ont été faits notamment le déplacement du directeur désormais en taxi sûrement pour sa sécurité, la présence de badauds parmi les étudiants frondeurs, et l’atmosphère délétère au sein de l’établissement. Vu la gravité de la situation, il a été unanimement décidé l’arrêt de toutes activités académique au sein dudit établissement, jusqu’à ce le Secrétaire d’Etat à l’Enseignement professionnel se rende personnellement au sein de l’école, prenne à bras le corps ce problème, et y trouve une solution définitive pour des enseignements de qualité dans un CBCG rasséréné. Avis transmis donc, à qui de droit!

KONE YAO

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