Juin 1983-9 juin 2018. Il y a 35 ans jour pour jour que Enerto Djédjé s’est en allé. Mais depuis lors, un lourd mystère plane sur le mal qui a rongé le roi du ziglibity. Officiellement, l’artiste est décédé consécutivement à un empoisonnement, après un retour de voyage de Ouagadougou au Burkina Faso lors d’un repas à Yamoussoukro. Des rumeurs les plus folles sur sa mort, il en existe beaucoup. Mais l’un de ses héritiers va donner une autre version qui tranche avec tout ce qui a été dit. « J’étais venu avec Ernesto Djédjé en France en 1982. Quand tous les artistes sont partis: Afri belami, Afri Loué. Ils m’ont laissé avec Ernesto Djédjé. Il a piqué une crise. On appelait cette maladie-là hépatite virale. C’était la première fois que j’entendais le nom de cette maladie. Et je suis resté avec Ernesto Djédjé. Je l’ai aidé. Et quand on rentré sur Abidjan, malheureusement il a succombé à cette maladie » , révèle Blissi Tebil. Ernest Djédjé Blé Loué connu sous le nom d’artiste, Ernesto Djédjé, surnommé le « Gnoantré national » , « l’Épervier » ou encore « le Roi du ziglibithy » est né en 1947 à Daloa, précisément à Tahiraguhé en pays bété.

Blissi, un héritier…

Enersto Djédjé n’a pas eu assez de temps pour promouvoir le Ziglibity qui était en concurrence avec d’autres genres Tradi-modernes. Il laissera orphelins plusieurs de ses disciples dont Blissi Tebil s’en réclame. « Il me disait, avant sa mort que si un jour je mourrais, il faudrait chanter tes chansons. Parce que j’avais ma guitare et il m’accompagnait. Il me disait que tu dois chanter pour relayer le Ziglibity. J’ai cru qu’il s’amusait. Mais quand il est mort, j’ai dit qu’il fallait que je continue de chanter, comme lui-même, il avait dit. Donc depuis 1982 voire 1983, je joue et j’ai fait ce que je pouvais » , affirme Blissi Tebil ou « la banane braisée » .

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