Il est presque 13h quand les caméras de la RTI1 enlèvent leurs objectifs sur le Chef de l’Etat de Côte d’Ivoire Alassane Ouattara. Très vite, il réagit : « Vous les gens de la presse je n’ai pas encore fini… Vous avez faim ou bien? » Ironise t-il.

Il avait pris des notes lors des discours des représentants des centrales syndicales (FESACI, DIGNITE, HUMANISME, UNATRCI, UGTCI) et il compte réagir sur ces points. Le Chef de l’État s’emmêle quelques pédales et se retrouve plus ou moins.

Sur la question des 62 licenciés de l’Agence emploi jeunes, le Chef rend le verdict : l’Administration a fait et bien fait son travail parce que ces agents auraient fait une grève sauvage où ils auraient cassé. Tout le monde se demande si on lui a donné la bonne information sur ce dossier! Nous y reviendrons…

Le cas Yoro Bi Tra, agent licencié de l’ex-Agence nationale de salubrité urbaine (ANASUR) dirigée par sa nièce Sarrahn Ouattara, a été renvoyé au ministre des affaires sociales. Pendant ce temps, cet autre Ivoirien continue de vivre sans salaire, dans la précarité pendant un an, bientôt.

Sur la question des prisonniers politiques soulevée par le Secrétaire Général de la Centrale Dignité, le Chef persiste et signe : pas de prisonniers politiques dans ce pays. Son introduction pour ce problème en dit long sur son état d’âme quand il parle de celui qui en a parlé, « le gars de Dignité » .

Les coupures d’électricité sont les moins intempestives en Afrique bien loin derrière l’Afrique du Sud, championne d’Afrique selon le Chef de l’État. Quant à l’adduction en eau potable, notre pays est de loin mieux loti que la plupart de nos voisins de la sous-région ouest africaine.

Le Chef s’est aussi indigné de ce qu’il n’a pas été remercié pour le retour des précomptes des cotisations syndicales à la solde. Il a même exigé des applaudissements pour cet « acte historique » et a espéré que les syndicats en feront bon usage.

Le Chef de l’Etat semble au fait de ce que murmure le peuple. Il en fait cas subtilement vers le terme de son « discours annexe » quand il affirme : « Vous dites qu’on ne mange pas goudron ». En somme, ce fut un discours empreint de l’autosatisfaction habituelle qui nous réitère que l’économie du pays est l’une des plus dynamiques au monde.

Ce fut surtout un discours qui a laissé entrevoir les petites colères du chef. Mais en vérité, est-ce qu’on mange goudron !

DADIÉ KOBÈ DE ZUENOULA

 

Commentaires Facebook